Réunis à l’Hôtel Hibiscus Louis ce samedi en fin d’après-midi, la Coordination commune d’observation électorale, regroupant la Mission d’Observation des Organisations de la Société Civile du Gabon (MOE-OSC) et la Mission d’Observation Citoyenne pour une Élection Transparente (MOCET), a rendu publique sa deuxième déclaration préliminaire sur le déroulement des opérations de vote en République gabonaise.

Soutenue par l’Union européenne à travers le Projet d’Appui à la Société Civile et aux Médias du Gabon (PACEM) mis en œuvre par ECES et IDEA, cette mission a déployé plusieurs centaines d’observateurs à travers le pays, après une série de formations en observation électorale, leadership et gestion des conflits.
Sur la base de 432 formulaires d’observation recueillis, la Coordination indique que le scrutin s’est globalement déroulé dans le calme, malgré un faible taux de participation observé dans 96 % des bureaux de vote. Selon les observateurs, les cartes d’électeurs ont été vérifiées dans 99,3 % des cas et les bulletins de vote étaient disponibles dans près de 99,5 % des bureaux visités.
Cependant, quelques incidents isolés ont été signalés : interdiction d’accès à certains observateurs à Akournam 2, altercation dans un bureau de Mongo, ou encore détention multiple de cartes d’électeurs à Ntoum, un individu ayant été interpellé par les forces de l’ordre.
Les observateurs notent également un manque d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite dans 83,6 % des bureaux de vote et une représentation inégale des candidats : UDB (74,3 %), PDG (40,4 %), UN (21,1 %), Indépendants (15,6 %) et RPM (13,9 %).
Malgré quelques cas d’affiches de campagne visibles dans certains centres de vote à Nzeng Ayong ou Akanda, le secret du vote a été respecté dans 95,9 % des cas et les urnes se sont révélées visibles et transparentes à 99,7 %.
La Coordination, par la voix de Jeanne Clarisse Dilaba, cheffe de la MOE-OSC, et Faustin Ndong Ntoutoume, président de la MOCET, a salué “le bon déroulement général du scrutin” tout en appelant “les parties prenantes à poursuivre leurs efforts pour garantir la transparence et la crédibilité du processus électoral”.
Une troisième déclaration, portant sur la clôture du scrutin et le dépouillement, est attendue ce 12 octobre à 11h45, toujours à Libreville.

