Au Gabon, la politique n’a de sens que pour ses initiés. À quelques jours du scrutin référendaire, il se constitue à travers le territoire des vagues de position ambiguës en faveur ou non du projet de constitution visant à doter le pays d’une nouvelle loi fondamentale.
Ceci est d’autant plus surprenant que cette agitation proviendrait d’une certaine classe politique dont les messages sont relayés à travers des plateformes des réseaux sociaux servant de caisses de résonances entretenues par des activistes ou encore par des membres de la société civile avec l’objectif malsain de semer le trouble au sein de l’opinion nationale.
Dès l’avènement du coup de force du « 30 août 2023 » transformé en coup de « la libération », de nombreux politiques du pays tous bords confondus ont, de manière spontanée, ralliés la cause du Comité pour la transition et la restauration des institutions.
Espérant par-là trouver grâce aux enjeux impulsés par le pouvoir militaire de Libreville. Si certains ont été promus, d’autres par contre en attente, seraient en phase de l’être. Soit d’eux-mêmes ou au profit de certains des leurs.
C’est le cas notamment de certains noms bien connus dans le pays et qui ont été dernièrement promus en Conseil des Ministres comme Conseillers Spéciaux du Président de la transition. À la lecture de ces schémas l’intérêt de la nation serait relégué au second plan.
Si ce n’est de vouloir préserver des intérêts égocentriques. Dont les clivages ont servi de cause à la fracture sociale du pays durant de nombreuses années au profit d’une castre de citoyens. Il n’aurait pas été bien long pour que les masques des « aliborons »finissent par tomber.
Mettant à découvert leurs basses manœuvres aux objectifs inavoués afin de troubler le processus de la transition actuellement en cours. Un an après l’avènement du pouvoir militaire dont l’engagement consiste à l’implication de l’ensemble des composantes de la nation au processus de la restauration, certains militeraient de jour pour le soutien au CTRI, alors que de nuit œuvrent ou prônent auprès de leurs affidés pour le non au référendum de novembre prochain.
Un tintamarre qui en dit long sur la qualité des auteurs de ces manigances. Le pouvoir militaire parviendra-t-il à mette terme à ces agissements qui se trament dans son dos ? Toute chose qui reviendrait à donner raison à un ancien baron de l’ancien régime qui, en son temps, disait : « que des souris ont été élevés dans un sac d’arachides ». Une métaphore qui trouve tout son sens alors que l’appel au référendum vise à doter le Gabon d’une nouvelle armure pour son essor vers la félicité.
Thierry Mocktar
