.
A la veille de l’ouverture de campagne référendaire, qui débute ce 06 novembre 2024, le président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est adressé à ses compatriotes, dans un langage direct de rassemblement autour d’un idéal commun : le Gabon.
La nouvelle Constitution qui devra réguler la vie de la nation pour les prochaines années sera l’objet d’un débat patriotique avant le 16 novembre 2024, date à laquelle les Gabonais de tous les bords se seront appelés à se prononcer sur l’adoptionou non de cette Loi fondamentale. Le chef de l’Etat, garant de l’unité du pays, a montré, dans un discours limpide et dénué de tout esprit partisan, que seul le Gabon compte, et qu’il est avec l’ensemble des filles et des fils d’une même patrie.
Brice Clotaire Oligui Nguema, qui s’est placé au-dessus de la mêlée, dans son rôle de président de tous les Gabonais, a clairement déclaré l’importance du vote, qu’il soit affirmatif ou négatif. Pour bien marquer son impartialité, le président de la Transition a déclaré d’entrée : « En ce moment solennel de notre histoire, je m’adresse à vous avec la profonde conviction que notre destin commun transcende nos différences. Comme le disait avec sagesse Nelson Mandela : « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »
Une posture qui inaugure une page nouvelle de l’histoire de notre pays et la base d’un Gabon-nouveau, débarrassé du diktat d’une classe politique, où la voix de chaque Gabonais devra désormais compter. « Notre pays, le Gabon, terre de nos ancêtres, berceau de nos espoirs, est aujourd’hui à la croisée des chemins. La transition que nous vivons n’est pas celle d’un camp contre un autre, mais celle de tout un peuple uni dans sa diversité, riche de ses différences », a renchérit le chef de l’Etat, sans se départir de l’ambition première du CTRI à son avènement à la tête de la nation, le 30 août 2023, dont les points focaux étaient un engagement à restaurer les institutions, l’organisation d’un Dialogue national inclusif, la proposition d’une nouvelle Constitution qui serait l’émanation des aspirations et des attentes du peuple gabonais. Et, enfin, l’organisation des élections libres et transparentes dont les résultats issus des urnes seraient respectés.
Le discours du chef de l’Etat est aussi le gage de la préservation de la paix et de l’unité nationale. Tout en appelant à la consolidation des acquis de la nation, le général Oligui Nguema rappelle les valeurs primordiales du vivre ensemble : « La paix, mes chers compatriotes, n’est pas la simple absence de conflit. Elle est, comme nous l’enseigne l’histoire, le fruit d’un travail quotidien, d’une volonté commune de préserver ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise. C’est la création d’un environnement où tous les Gabonais peuvent s’épanouir ». Une démonstration, au-delà des affinités politiciennes et même sociales.
Pour le président de la Transition, le Gabon devrait sortir plus fort à l’issue de ce référendum. C’est pour cela qu’il considère que la nouvelle Constitution reposerait sur des piliers essentiels, dont la garantie des libertés fondamentales, la protection des minorités, le respect du pluralisme politique,l’équité entre toutes les provinces, la préservation de nos traditions et de notre diversité culturelle, le dialogue comme mode de résolution des conflits, la justice sociale et l’égalité des chances.
Le clou de cette série d’ambition serait la limitation stricte des mandats présidentiels et l’indépendance effective de la justice. La transparence dans la gestion des ressources publiques, véritable talon d’Achille de la gouvernance du Gabon, fortement décriée au cours de cette dernière décennie, devrait aussi participer au renforcement de l’Etat de droit.
En insistant sur le fait que « chaque opinion compte, chaque voix mérite d’être entendue. Que vous soyez pour ou contre ce projet, votre point de vue enrichit le débat national », le président de la République vient battre en brèche l’insinuation de ceux qui pensent que battre campagne pour le « oui » oupour le « non » serait une contradiction de l’intérêt national. Il se met non seulement au-dessus de toutes les considérations, mais encore à la recherche constante de l’harmonie autour des valeurs républicaines.
« Votre voix est déterminante, votre choix conditionnera l’avenir de nos enfants », surenchérit le chef de l’Etat, pour démontrer que chaque électeur participe, à sa façon, à l’édification de la nation. D’où son rappel de l’engagement pris : « Je m’engage personnellement, avec le CTRI, à garantir au peuple gabonais que ce référendum se déroule dans la paix, la transparence et le respect mutuel. Les Forces de défense et de sécurité ont reçu des instructions claires et fermes pour protéger tous les citoyens, quelle que soit leur position. »
Ce langage, loin d’être partisan, est l’espérance que désormais, chaque Gabonais est un citoyen dont la voix compte dans le débat socio-politique national. Une espérance d’une aube nouvelle, qui sera source de bonheur et de prospérité pour toute la population gabonaise.
