L’ancien et dernier Premier ministre d’Ali Bongo ONDIMBA serait-il caractérisé par le prisme de la diversion ? Au point de jouer le rôle d’opposant de circonstance pour « exprimer » ses positions idéologiques. Un rôle que les gabonais considèrent de bouffonnerie politique des tropiques.
Si rien ne semble le démontrer de manière directe ou ouvertement ce positionnement contradictoire, il y’a lieu de reconnaître que la liberté d’expression affichée par Alain Claude Billie By Nze, démontre que tout n’aura pas marché à merveille dans les derniers cercles qui ont embrigadé le pouvoir d’Ali Bongo Ondimba.
Notamment les « Accrombessi boys », « les BLA boys» et la « Young team » dont la guerre de clans aura été fatale pour le pays. À l’inverse, l’homme de l’ivindo marque le terrain par une liberté qui se langui dans les méandres d’une nostalgie du régime déchu.
Contrairement aux autres anciens hiérarques de ce régime qui préfèrent se mettre en réserve, le natif de Ntang Louli aurait choisi de s’opposer, sur le plan politique, au Comité de la transition pour la restauration des institutions (CTRI).
Malheureusement, le pouvoir d’exception qui dirige le Gabon depuis le coup de la libération du « 30 août 2023 » est concentré sur l’action en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations longtemps méprisées par une gestion chaotique du pays durant les dernières quatorze années.
En accédant au pouvoir en 2009, avec sept Premiers ministres à l’exercice (Paul Biyoghé Mba, Daniel Ona Ondo, Raymond Ndong Sima, le défunt Emmanuel Issozet Ngondet, Julien Nkoghé Bekalé, Rose Christiane Ossouka Raponda et Alain Claude Billie By Nze), Ali Bongo Ondimba dont le programme d’actions promettait la transformation du Gabon en « pays émergent à l’orée 2025 » a fini par ne plus répondre à cette exigence.
Au bout du compte, à quelques jours de la date butoir, c’est moins d’un tiers de réalisations que l’on pourrait dénombrer sur le terrain. Par contre, au plan politique, économique et social, le Gabon aura largement sombrer dans la régression de son développement.
Dans une logorrhée verbale à l’encontre du CTRI, Alain Claude Billie By Nzé dont la rengaine est toujours de mise semble oublier les frasques de gouvernance du pouvoir despote qui les a façonné. Pourtant ce n’est pas les motifs d’exhumation des dossiers qui manqueraient.
Surtout en ce qui concerne l’énergie, la communication, les sports, etc . Dans un souci de la promulgation de la nouvelle constitution, le pouvoir de la transition qui prône plutôt pour une véritable réconciliation à travers le « oui » massif exprimé par la population gabonaise lors du récent référendum au-delà des clivages ou cas de désaccord.
Les principaux regroupements de Ntang Louli (Nsengkélé, Ekowong, Mitoume, Afoumadzoe, Agnang, etc.) n’ont d’ailleurs pas suivi le mot d’ordre des consignes de vote du « non » preconisé par Alain Claude Billie By Nze.
C’est dire que ces populations ont décidé de s’accorder pour tourner la page d’un Gabon perdant préconiser par les régents de l’ancien régime déchu. Bien sûr le Gabon ne retombera pas de sitôt dans les travers d’une gestion scabreuse de son potentiel économique pour l’essor vers la félicité.
« Dans une apparence dépourvue de réalité, Alain Claude Billie By Nze ferait dans une interprétation fausse de ce que l’ensemble des gabonais perçoivent aujourd’hui de la manière la plus pragmatique des actions du CTRI en leur faveur.
« Tout ce que l’homme ignore n’existe pas pour lui. Donc l’univers de chacun se résume à la taille de ces connaissances », avait écrit Albert Einstein.
Thierry Mockhtar
