[Gabon]/Politique/Transition-CTRI : Le clan Bongo serait-il jeté en pâture ?

Depuis le coup de la libération du 30 août 2023 qui a mis fin aux 14 années de règne de la succession du défunt président Omar Bongo Ondimba, la descendance de l’illustre disparu serait-elle jetée à la vindicte de certains gabonais ? Des pratiques qui consistent à faire cogner les têtes entre le président de la transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema et les membres du clan Bongo dont il est en partie lié à travers des affinités ethno linguistiques et familiales altogovéennes dont il est issu.

Des manigances ourdies dans le dos du Comité de la transition pour la restauration des institutions (Ctri). Malgré l’engagement pris de construire un nouveau Gabon avec l’ensemble des fils et filles du pays.

Quand on sait que de nombreux anciens privilégiés porteurs de valises du palais de Libreville sont derrière cette odieuse cabale relayée sur les réseaux sociaux par des groupes de personnes à la solde. En effet, selon certaines révélations du mensuel Afrique intelligence du 28 novembre 2024, des manoeuvres seraient orchestrées dans l’ombre en vue de dépouiller les Bongos des parts d’actions qu’ils détiendraient au sein de certaines entreprises gabonaises.

Une manipulation qui également vise à réduire à la disette le clan Bongo. Alors qu’au même titre que d’autres gabonais, certains membres du clan ont été victimes de la tyranie de l’imposture qui a embrigadée le pouvoir d’Ali Bongo Ondimba et accentuer le chaos du Gabon durant ces années de règne.

Le bras de fer autour de BGFIBank participe-t-il à cette manigance de dépouillement des Bongo ? La cession des parts de la structure bancaire consisterait alors à la cesssion du contrôle de la première banque d’Afrique centrale, pivot financier du club de Libreville et acteur majeur du continent, indique le magazine. Il est bien vrai que le règne d’Ali Bongo Ondimba a été entaché d’irrégularités dans la gouvernance. Notamment en matière de casting. Des erreurs qui ont manifestement profité à ceux qui aujourd’hui livrerait les Bongos à la vindicte.

Le clan est-il pourtant devenu le mal gabonais. Le défunt président devrait bien se retourner dans sa chambre.

Par Thierry Mocktar