[Gabon]/ CTRI-Éducation nationale/ENS : Camélia Ntoutoume Leclerc intransigeante face à la pression

La Ministre de l’éducation nationale du Gabon entend mettre en application les textes qui régissent le fonctionnement de l’Ecole normale supérieure (ENS). Un établissement d’enseignement public livré depuis quelque temps à une chienlit administrative.


La crise, si elle en est une, au sein de l’ENS suite à la suspension de ses fonctions du Directeur général est la conséquence du conflit d’intérêt qui a toujours prévalu entre certains acteurs du Ministère de l’éducation nationale à ceux du Ministère de l’enseignement supérieur pour le contrôle exclusif par des clans du fonctionnement de l’établissement. l’Ecole normale supérieure est doté de l’autonomie de gestion financière.

Un pan qui semble languir de nombreux prédateurs de l’enseignement supérieur. L’établissement est d’ailleurs placé sous la tutelle des deux départements ministériels qui en assure la présidence du conseil d’administration. Président (éducation nationale) et Vice-président (enseignement supérieur).


La mission dévolue à l’ENS est d’assurer la formation professionnelle et le perfectionnement des candidats aux emplois de l’éducation nationale. Ce qui en fait un vivrier pour le cycle d’enseignement secondaire au Gabon.


La suspension de fonction justifiée du Directeur général de l’ENS aurait donc remis à l’ère du temps les antagonistes du secteur éducatif gabonais entre l’éducation nationale et l’enseignement supérieur.

Dont certains acteurs s’illustrent dans l’instrumentalisation face à l’intransigeance du Ministère de tutelle. Qui en est l’autorité de nomination des responsables de l’Ecole normale supérieure.

Dans le cas présent, des constitutionnalistes indiquent une violation flagrante des textes qui régissent le fonctionnement de l’ENS par les responsables du Ministère de l’enseignement supérieur qui en aurait arbitrairement nommé certains.


Le mesure de suspension de fonction du Directeur général de l’ENS prise en conformité de l’article 6 du décret n°1076/PR/MENJSCF/MESRS du 19 juin 1995 fixant les principes de fonctionnement de l’ENS et ses cycles de formation et de perfectionnement traduit l’engagement de Camélia Ntoutoume Leclerc de réformer un secteur éducatif longtemps livré à des conflits d’intérêts au profit de certaines personnes et au détriment de la formation de la jeunesse gabonaise.


En effet, cette mesure constitue, à n’en point douter, une mise en application de la rigueur impulsée à la tête du pays par les Autorités du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).
Il est à noter que le Conseil d’administration est le premier organe de direction de l’ENS et est présidé par le Ministre chargé de l’éducation nationale.


Par Thierry Mocktar