Le Président de la République a invité les américains à acheter le Manganèse avec les autorités gabonaises à des prix moins élevés que ceux du groupe Eramet.
Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguéma n’a pas mâché ses mots à Washington en pointant du doigt Eramet, le géant minier contrôlant la Comilog à Moanda.
Interrogé sur la récente décision d’interdire l’exportation de manganèse brut à partir de 2029, il a taclé l’entreprise passée, selon lui, d’« acteur national » à relais français préoccupé par ses intérêts avant ceux de l’industrie gabonaise.
Cette tirade peu diplomatique devant la délégation américaine, a déclenché un véritable tollé dans les milieux économiques.
Rappelant la mesure gouvernementale votée le 30 mai, le chef de l’État a affirmé que le Gabon refuse désormais de céder ses minerais bruts sans transformation et ce dès 2029.
Une posture nationaliste qui vise, dit-il, « à créer des usines, des emplois et des revenus équitables ». Mais il accuse également Eramet de freiner ce développement, en refusant selon lui de s’engager sérieusement dans des projets de transformation locale, préférant continuer à exporter ses bénéfices à l’étranger.
« Nous voulons transformer le Manganèse localement que vous achetez par l’intermédiaire d’une entreprise appelée Eramet. Je suis sûr que c’est plus cher que ce vous pourriez acheter directement chez nous », a lancé Brice Clotaire Oligui Nguema.
