Moralisation ou règlement de comptes ? 19 magistrats sont traduits en conseil de discipline pour corruption et abus de pouvoir. Une première qui soulève autant d’espoirs que de doutes dans la 5e république gabonaise.
C’est une décision qui secoue l’appareil judiciaire gabonais. Dix-neuf magistrats, accusés de pratiques corruptives et abus de pouvoir, devront répondre devant le conseil supérieur de la magistrature. Un geste fort, dans un pays où la justice a longtemps été accusée d’impunité.
Les nouvelles autorités parlent de moralisation et de restauration de la confiance. Un discours bien accueilli par une partie de l’opinion ; mais qui ne convainc pas tout le monde. Pour certains observateurs, ce coup de balai pourrait bien cacher un règlement de comptes ciblé, dans un contexte politique encore sensible.
L’enjeu dépasse ces 19 cas . La question est claire: s’agit-il d’un début de réforme en profondeur, avec formation, transparence et indépendance renforcée ? Ou d’une opération ponctuelle, destinée à envoyer un signal fort, sans toucher aux racines du problème ?
La question reste entière.
