Lors d’une déclaration de presse tenue le samedi 13 septembre à la Chambre de commerce de Libreville, l’association Contribution pour Mbigou a soulevé de sérieuses interrogations quant à l’utilisation d’une enveloppe de 600 millions de francs CFA annoncée comme dotation de l’État au département de la Boumi‑Louetsi. Montant attribué dans le cadre de la tournée républicaine du chef de l’État, Général Brice Clotaire Oligui Nguema, cette dotation était destinée, selon les autorités, à améliorer les infrastructures et les services de base dans ce département de la province de la Ngounié.
Les attentes autour de la dotation

À l’origine, les 600 millions de FCFA devaient servir à financer plusieurs projets prioritaires. Parmi eux : la réhabilitation de la voirie,, l’amélioration de l’adduction d’eau potable à Mbigou etc
Ces engagements avaient été formulés lors des rencontres avec les populations locales pendant la tournée républicaine, dans laquelle le Président avait promis un développement plus enraciné dans les zones rurales.
Les inquiétudes et les manquements signalés
Contribution pour Mbigou, à travers son directeur exécutif, KOKA Seth , dénonce un manque de visibilité des actions réellement réalisées.
» Les fils et filles du département de la Boumi-Louétsi cherchent leur part de des sept milliards de dotation du Président de la République à la province de la Ngounié. Lequel cri traduit les souhaits des populations de ce département de voir l’effectivité des travaux liés à cette dotation « , a-t-il souligné.

Selon Contribution pour Mbigou, ce cris d’alerte ne s’inscrit pas dans une logique de suspicion, ou d’accusation, mais plutôt, un appel à un sursaut communautaire, à la mobilisation des fils et filles du département de la Boumi-Louétsi à réellement s’impliquer pour le développement de la localité.
Malgré les 600 millions de francs CFA destinés aux travaux d’envergure de Mbigou , les infrastructures attendues relèvent toujours du fantasme. Pour l’Association Contribution pour Mbigou, le constat est amer : aucun chantier visible, aucune amélioration concrète. Jusqu’ici rien ne semble avoir été fait, et les attentes, elles, restent en plein jour.
par: Jely jack
