Au-delà du fait d’être journaliste, incisif dans mes analyses et mes écrits , ce que l’on me reproche parfois , je considère que c’est mon devoir de dire la vérité au peuple, même lorsqu’elle dérange. Comme le disait Albert Londres : « Notre métier n’est pas de faire plaisir, ni de faire du tort, mais de porter la plume dans la plaie. »
C’est donc en toute sincérité que j’adresse mes vives félicitations au nouveau député du canton Nye, Jean Anicet Engo Lingombé, brillamment élu dès le premier tour avec un suffrage oscillant entre 72 et 73 %. Résultat provisoire, mais déjà significatif.
Hier encore inconnu, il devient aujourd’hui une figure emblématique de la scène politique locale. Il aura suffi du coup de la libération initié par Oligui Nguema pour que son nom et son visage surgissent, portés par une parole simple mais percutante : « Le président me connaît, et je connais le président … »
Depuis deux jours, sauf improbable retournement, Anicet Engo est le nouveau représentant du peuple de Nye à l’Assemblée nationale, et ce malgré la qualité blâmable de l’ensemble de ces élections couplées.
La leçon à tirer est claire : nul ne peut empêcher la lumière de briller. Malgré toutes les manigances humaines, ce qui doit advenir advient toujours. Nous sommes à l’heure du Verseau, au temps de la vérité, et cette vérité n’a point de tombe.
Si Dieu t’appelle par ton nom, comme il connaît le mien, nul besoin de tricher. Il suffit d’être soi-même, de ne pas se dresser en obstacle pour les autres, mais de favoriser la justice.
Bravo à toi, Anicet Engo ! Et bravo à ceux qui t’ont accompagné sans calculs égoïstes. Car tout était déjà écrit ainsi.
— Cédrick Ondo Mezui
( d’Oveng Essatouk. Le fils de l’homme dont on parle..)
