À Libreville, la rentrée des classes est officiellement effective ce lundi 7 septembre 2026. Mais dans plusieurs établissements publics de la Cité Damas, l’ambiance observée aux premières heures de la reprise contraste avec le caractère solennel habituellement associé au retour sur les bancs de l’école.
Au Collège d’enseignement secondaire (CES) de la Cité Damas comme à l’école publique des Charbonnages, les cours ont bien repris, mais les salles de classe restent encore largement clairsemées. Peu d’élèves ont effectué le déplacement, tandis que les opérations d’inscription et de réinscription se poursuivent dans les établissements.
Cette faible affluence pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs. Pour certaines familles, la rentrée demeure progressive, le temps de finaliser les démarches administratives, notamment les inscriptions et les changements d’établissement. À cela s’ajoutent les contraintes financières liées à l’achat des fournitures scolaires, des uniformes et des autres dépenses qui accompagnent traditionnellement la rentrée.
Le contexte des transports peut également peser sur la fréquentation des établissements. Dans une ville où les déplacements quotidiens représentent un coût important pour de nombreuses familles, certains parents pourraient avoir choisi de différer de quelques jours le retour effectif de leurs enfants en classe.
Autre explication possible : les habitudes de rentrée elles-mêmes. Le premier jour est parfois consacré aux formalités administratives, à la constitution des classes et à la prise de contact avec les enseignants, avant une montée en puissance progressive des effectifs.
Sur le terrain, cette rentrée apparaît donc davantage comme une reprise en douceur que comme un véritable retour collectif. Dans les prochains jours, l’évolution des inscriptions et de la présence des élèves permettra de mesurer si cette faible mobilisation n’était qu’un phénomène passager ou le signe de difficultés plus profondes.
