Le très controversé scrutin majeur de 2016 est, comme qui dirait, loin d’avoir rendu tous ses cadavres. C’est le moins que l’on puisse dire. Le dialogue politique d’Angondjé, rassemblement hétéroclite des leaders du microcosme politique gabonais tenue entre le 28 mars et le 26 mai 2017, et dont les conclusions post-électorales avaient été présentées comme la solution opportune pour ramener un climat de paix et de sérénité dans le pays, a fini au fil du temps par montrer ses limites.
Toutes les preuves d’une certaine perspective visant “l’unité des fils et filles de la nation”, se sont traduites par un échec cuisant depuis fort longtemps.
Preuve en est cette fois ci, de la grogne désormais apparente de sept partis politiques de l’opposition, dont le mécontentement est dit se fonder sur le non respect par le chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, des clauses retenues lors du dialogue politique d’Angondjé, lequel avait vu de nombreux leaders et formations politiques oeuvrer pour l’apaisement du climat sociopolitique du pays.
L’archétype retenu lors de ces assises n’aurait, du point de vue de l’ASDJ de Lénine Djiembi, du Parti des Agriculteurs, de Rodolphe Mouely Mouely, du MPO de Jean-Christian Mamfoumbi, du MCR de Alain Ondo Ndong, du MCG de Mesmer Mba Ella, du FGCN, de René Mouboumbi, et du RDI de Théodore Mayaza, jamais été traduit en actions concrètes.
Décidés à apporter devant tous, les preuves de l’échec des conclusions de ces assises dites d’Angondjé, l’ensemble des sept aurait, de sources concordantes, déjà saisi par voie de correspondances, certains organismes internationaux, de même que des représentations diplomatiques, observateurs du climat sociopolitique gabonais.
Fustigeant le “mutisme” du président de la République et de son gouvernement dans la traduction des actes du dialogue d’Angondjé, les leaders désignés ont fait l’annonce de la tenue très prochaine d’une conférence de presse explicative de leur démarche.
L’horizon s’annonce orageux.
