[Gabon] éducation :Les parents d’élèves lancent un appel à Camélia NTOUTOUME LECLERCQ

Plus d’un mois après la rentrée scolaire, les parents d’élèves font face à plusieurs difficultés, compliquant ainsi la situation scolaire de leur progéniture.

La rentrée scolaire de cette année académique débutée tôt pour des raisons qui ont été évoquées par la tutelle, fait face à des insuffisances qui mettent à mal les conditions d’apprentissage des enfants et entachent tout un système scolaire.

Dans un pays où le tôt de pauvreté reste élevé, aucune décision pour alléger la rentrée scolaire aux familles économiquement faibles.

Parlons des allocations ; si l’état gabonais a déboursé une forte somme d’argent pour payer à très tôt les allocations de rentrée scolaire aux fonctionnaires, ce n’est pas le cas pour la population lambda qui ne bénéficie plus d’une allocation sociale spéciale pour les filles mères payées par la Cnamgs. Alors que ce subside soulageait de nombreuses familles à faire la rentrée scolaire aux enfants.

Dans les lycées et collèges publics, le commerce s’est complètement installé, les inscriptions qui, dans les années 2000 coûtaient 2.000 frs CFA pour le secondaire et 1.000 pour le primaire, sont aujourd’hui chiffrées à 10.000 frs CFA pour le secondaire et 5.000 frs pour le primaire. Sans oublier d’autres conditions qui accompagnent les inscriptions. Les exigences qui font que de nombreuses familles, n’ont pas pu inscrire les enfants.  » Mes deux enfants sont toujours à la maison, j’ai fait la réinscription, mais l’argent est insuffisant pour remplir d’autres conditions, je n’ai pas de choix que de garder mes enfants à la maison. Dieu trouvera une solution pour eux ». Rétorque une maman en larmes.

La vente par les professeurs des livres (parfois fabriqués dans les cybercafés) non certifiés exigés aux élèves, devient une coutume, un fait négligé par les chefs d’établissement saisis à chaque fois par les parents d’élèves, porte atteinte à l’intégrité morale de l’élève en incapacité de payer ces livres. « Le professeur a imposé à la classe de mon fils un roman qu’elle vent à 7500 frs, pour faire une fiche de lecture. Elle n’autorise pas que le livre soit photocopié. Je suis allé moi-même voir la dame, pour lui dire que je n’ai pas encore de l’argent, si elle peut encore accorder une semaine à mon fils, chose qu’elle a accepté. Imaginez-vous, le chiffre d’affaires qu’elle fait en vendant ce libre dans les 10 classes de troisième qu’elle enseigne. Je profite de la tribune pour interpeller la ministre de l’Éducation nationale, qu’elle sache que le désordre s’est installé dans les établissements. Si elle peut créer une plateforme pour que tout abus soit signalé ». A déclaré une dame.

Le manque d’enseignants n’arrive toujours pas à trouver un remède.  » Ma fille élève au lycée Raymond Bouka, depuis la classe de sixième, n’a jamais eu de professeur en anglais et l’année dernière pas de professeur de mathématiques. Il fait la quatrième cette année, quel sera sa performance dans cette nouvelle classe présentée comme une classe difficile ? Si l’État est dans l’incapacité de recruter, nous avons plein d’étudiants qui chôment que la tutelle peut bien recruter comme vacataires. Au lieu de faire pression aux associations des parents d’élèves ». L’école gabonaise est au sol, Madame le Ministre voulant cacher les maux qui minent cette rentrée scolaire, elle se met une épine au pied. Souligne Étienne Boubala

Le ministre de l’Éducation nationale Camélia Ntoutoume Leclercq, est une fois de plus appelé à agir, pour les parents d’élèves issus des familles économiquement faibles et croient à la politique d’égalité des chances prônée par le président de la république.

U.Sima.Corso