Décidément, la presse écrite Gabonaise passe des heures sombres en ce dernier trimestre de l’année 2023.
C’est d’abord Germain Ngoyo Moussavou qui brandi maladroitement la menace de fermer plus d’une centaine de médias pourtant légaux mais sans payement de la fameuse redevance inventée par le régime Bongo pour torturer la presse privée.
Ensuite, c’est le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema qui risquerait de ne pas accomplir sa promesse de relever la subvention à 500 millions de FCFA.
C’était le 3 septembre dernier lorsqu’il recevait les éditeurs de presse au palais présidentiel.
Mieux, le chef de l’État avait même poussé le bouchon plus loin en promettant d’octroyer deux véhicules à chaque organes de presse.
A ce jour,seuls les médias publics en sont bénéficiaires et la presse écrite privée Gabonaise commence à piaffer d’impatience.
Faut il vraiment y croire alors que la presse Gabonaise commençait à espérer un léger avec la libération du Gabon le 30 Août par les militaires.
Laurence Ndong Ministre de la Communication et porte parole du gouvernement qui devisait récemment avec les patrons des associations de médias, avait même tourné en dérision la promesse du Général Brice Clotaire Oligui Nguema en disant clairement ceci : » il faut attendre la tenue des cessions budgétaires l’année prochaine pour que nous puissions défendre et inscrire la promesse du chef de l’État dans notre ligne budgétaire » avait indiqué l’ancienne activiste.
Ce qui sous-entend que les 500 millions promis par Brice Clotaire Oligui Nguema ne viendront jamais cette année 2023.
Triste nouvelle car la commission d’attribution de la subvention de dette année 2023 vient de tenir ses assises mais en tablant uniquement sur les 127 millions inscrit sur la ligne budgétaire laissée par le gouvernement déchu.
Brice Clotaire Oligui Nguéma va t’il faire un cadeau de fin d’année à la presse écrite libre et indépendante Gabonaise où se hisser sur les traces du tirant Ali Bongo?
Attendons voir!
