[Gabon]/CIJ/Mbanié : le Gabon convaincant, la Guinée Équatoriale à la peine.

File t’on droit vers l’épilogue du long feuilleton à plusieurs épisodes du différent frontalier qui oppose le Gabon et la Guinée Équatoriale au sujet de la délimitation terrestre et maritime de l’île Mbanié et des îles Corisco et Conga ? Les audiences publiques ouvertes le 30 septembre dernier, à La Haye, tendent vers cette assertion.


Alors que la Guinée Équatoriale – partie plaignante – peine à prouver devant la Cour Internationale de Justice (CIJ) la souveraineté qu’elle prétend sur les lopins de terres immergées au large des côtes gabonaises, l’argumentaire développé par la Docteure Marie Madeleine Mbourantsuo a parfaitement convaincu au sein de l’instance onusienne.


Dans un plaidoyer défenderesse, l’ancienne Présidente de la Cour Constitutionnelle du Gabon, maîtrisant le sujet a démontré que les accusations tendancieuses (annexion et agression territoriale) soulevées par la Guinée Équatoriale sont de la nature d’une démarche tacticienne visant à détourner de l’objectif principal d’un règlement pacifique de ce contentieux vieux de plusieurs décennies.


Se basant sur les éléments de droit de  » la Convention de Bata (Guinée Équatoriale) de 1974, à travers les arguments d’une haute et extrême pertinence, la Docteure Marie Madeleine Mbourantsuo a parfaitement démontré que cette convention est la preuve irréfutable de l’appartenance au Gabon de l’île Mbanié et celles voisines Corisco et de Conga dont le pays exprime sa souveraineté territoriale depuis 1972 après les traités coloniaux entre la France et l’Espagne au sujet des délimitations terrestres et maritimes de leurs anciennes colonies respectives du golfe de Guinée.


« Cette affaire n’aurait pas dû exister. Elle trouve son origine dans un différent plus large légué par les puissances coloniales au sujet de la délimitation des frontières terrestres et maritimes communes aux deux pays, ainsi que de la souveraineté sur l’île Mbanié et des îles voisines situées au large des côtes gabonaises », a indiqué la Docteure Marie Madeleine Mbourantsuo.


La délégation conduite par l’ancienne Présidente de la Cour Constitutionnelle a également exprimé son indignation dans ce qu’il y a lieu de considérer comme propos tendancieux avancé par l’agent de la délégation équato-guinéenne et son Conseil accusant le Gabon d’annexion et d’agression territoriale envers son pays.
Des allégations rejetées en bloc par la partie gabonaise.


Dans le passé, les défunts présidents Omar Bongo Ondimba et Macias Nguéma Biyogo étaient déjà convenu d’un règlement pacifique de l’affaire au sein des instances africaines comme l’ex OUA (Organisation de l’unité africaine) muée en Union africaine (UA) et à l’ONU (Organisation des nations unies).

Ces démarches ont abouti à la signature à Bata (Guinée Équatoriale), le 12 octobre 1974, de « la Convention de Bata » délimitant de manière définitive les frontières terrestres et maritimes des îles querellées.

Dans cette quête de stabilité politique, économique et sociale entre les deux pays frères, le Gabon s’est proposé de la création d’une Zone commune d’exploitation (ZCE) des richesses halieutiques et pétrolières dont regorgent le sous-sol de l’île Mbanié.

Est-ce cela qui est la source de l’agitation de Malabo qui veut s’approprier la souveraineté de ces îles ?
Avec la réouverture de ce dossier, il y a quelques années, la Guinée Équatoriale s’est frénétiquement engagée dans un débat qui n’a pas lieu d’être.

Surtout que le dossier avait pourtant été classé de manière équitable.
Aujourd’hui, de manière puérile et dans un délire d’extravagance politique, la Guinée Équatoriale conteste cette convention dans des accusations de félonie sur le Gabon d’avoir forgé un faux document.


Cette prétentieuse « accusation » traduit l’incurie de Malabo à produire des éléments consistants dans sa plaidoirie devant la justice internationale.


Par:Thierry Mocktar