La Banque mondiale tire la sonnette d’alarme : l’économie gabonaise devrait connaître une contraction marquée en 2025. Selon ses dernières estimations, le Produit Intérieur Brut du pays s’établirait à environ 19,7 milliards de dollars US, soit près de 11 880 milliards de FCFA, enregistrant ainsi une baisse d’environ 15 % par rapport à 2024.
Les causes de cette chute sont multiples.
D’abord, la baisse des cours du pétrole a fortement pesé sur les recettes publiques, alors que le secteur pétrolier représente toujours la principale source de revenus de l’État gabonais.
Ensuite, le ralentissement de la production minière et forestière, conjugué à une diminution des investissements étrangers, accentue la pression sur la croissance.
Enfin, le contexte politique et institutionnel post-transition crée une certaine incertitude économique, freinant la confiance des investisseurs et retardant plusieurs projets d’infrastructures.
Les impacts pourraient être significatifs.
Cette contraction du PIB risque de se traduire par une hausse du chômage, une réduction du pouvoir d’achat, et un resserrement budgétaire, notamment dans les secteurs sociaux comme la santé et l’éducation.
Les experts appellent donc à une diversification rapide de l’économie, à une meilleure gouvernance et à un soutien renforcé aux PME locales pour amortir le choc et relancer la croissance dès 2026.
En somme, le Gabon fait face à une année 2025 délicate, où les choix économiques et politiques à venir seront déterminants pour retrouver le chemin de la stabilité et du développement durable.
