La mobilisation annoncée n’aura finalement pas tenu ses promesses. Prévue ce vendredi 03 avril, la marche organisée par la coalition des candidats recalés à l’élection de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) a tourné court, marquant un nouveau revers pour les opposants à la candidature de Pierre Alain Mounguengui.
Initialement, le cortège devait s’ébranler du quartier dit « 9 étages » pour rallier le ministère de la Jeunesse et des Sports. Objectif affiché : dénoncer la validation de la candidature du président sortant, jugée conforme aux critères d’éligibilité, tandis que celles des contestataires ont été rejetées par la commission électorale. Une décision vivement critiquée par ces derniers, qui dénoncent un processus biaisé.

Mais avant même de prendre de l’ampleur, la marche a été avortée. Entre contraintes organisationnelles et faible mobilisation, l’initiative n’a pas réussi à fédérer au-delà du cercle des protestataires. Cet échec intervient dans un contexte déjà défavorable pour ces candidats, dont les recours successifs n’ont pas abouti.
En effet, leur plainte déposée contre la commission électorale s’est heurtée à une fin de non-recevoir. Le tribunal de Libreville s’est déclaré incompétent pour traiter l’affaire, rendant la procédure juridiquement caduque. Une décision qui renforce l’impression d’impasse pour les contestataires.
Avec cet épisode, la coalition enregistre un troisième revers consécutif, après le rejet des candidatures et l’échec judiciaire. À l’inverse, Pierre Alain Mounguengui apparaît désormais en position de force, consolidant son statut de favori à l’approche du scrutin prévu le 18 avril prochain à Mouila.
Dans ce climat tendu, la dynamique semble clairement pencher en faveur du président sortant, laissant peu de marge de manœuvre à une opposition en quête de souffle.
