Bien que marqués du sceau de la confiance que vient de leur renouveler le chef de l’État en les reconduisant au sein du gouvernement de la transition, tout porte à croire que le Premier ministre Raymond Ndong Sima et les principaux responsables du pool économique et financier de la précédente équipe gouvernementale ont réellement échoué dans le maintien des défis de l’engagement du Gabon face aux bailleurs de fonds internationaux.
Selon des indiscrétions, certains services de droits indirects de l’État sont en phase d’atteinte des objectifs qui leur sont assignés. Malheureusement, les caisses de l’État accusent un sérieux et véritable problème de liquidité. Une situation qui, évidemment, soulève des interrogations quant à la capacité des départements dits financiers d’être présentée comme de véritables piliers des moteurs de la croissance, du redressement et de la dynamisation de l’économie nationale.
En effet, selon des indications, les tensions de trésorerie, l’accumulation des impayés ainsi que l’effritement de la confiance des partenaires et bailleurs de fonds internationaux témoignent de la gestion défaillante et inadaptée des finances publiques.
Des lacunes perfectibles qui traduisent du manque de rigueur, des lenteurs et des lourdeurs administratives illustratives de la mauvaise gouvernance. Toute chose qui, de prime abord, sapent les espoirs de bâtir un nouveau Gabon inspiré par le Comité de la transition pour la restauration des institutions (CTRI) au lendemain du coup de la « libération ».
Les théories émises par Raymond Ndong Sima, Alexandre Barro Chambrier, Charles Mba et Mays Mouissi sont loin de restaurer la confiance auprès des partenaires financiers du Gabon. Sinon, un échec de bâtir une véritable économie résiliente et inclusive.
La suspension successive par la Banque mondiale et la BAD (Banque Africaine de Développement)des décaissements de fonds au profit du Gabon traduit le manque d’objectivité des ministères concernés en dépit des titres « d’économistes » reconnus à certains membres du gouvernement.
La résurgence des scandales financiers au sein des administrations publiques témoigne de l’échec du gouvernement dans l’application des sanctions sévères visant à mettre fin aux pratiques anciennes.
Thierry Mocktar
