La violence à l’égard des femmes et des filles reste l’une des violations des droits humains les plus répandues dans le monde. À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrée ce mardi 25 novembre, de nouveaux chiffres publiés par ONU Femmes rappellent l’ampleur du fléau.
En 2024, 83 000 femmes et filles ont été tuées volontairement dans le monde.
Parmi elles, 60 % ont perdu la vie sous les coups d’un partenaire intime ou d’un membre de leur famille.
L’Afrique reste la région la plus touchée, avec environ 22 000 victimes de féminicides commis par un proche.
Cette journée, instituée en 1999, marque aussi le lancement des 16 jours d’activisme contre les violences sexistes, une mobilisation mondiale qui se poursuit jusqu’au 10 décembre. L’orange, couleur symbolique de l’espoir, domine les campagnes de sensibilisation.
Mais au-delà des chiffres, les formes de violence évoluent. En 2025, l’ONU met en avant une menace croissante : la violence numérique.
Harcèlement, menaces, diffamation, deepfakes, usurpation d’identité… Les attaques en ligne contre les femmes se multiplient, visant notamment les journalistes, militantes ou responsables politiques.
Cette journée du 25 novembre rappelle l’urgence d’agir :renforcer les lois, protéger les victimes, responsabiliser les plateformes numériques et reconnaître toutes les violences: physiques, psychologiques ou virtuelles, comme de graves atteintes aux droits humains.
Avec la campagne « Tous UNiS pour mettre fin à la violence numérique contre les femmes et les filles », l’ONU appelle gouvernements, organisations et citoyens à s’engager pour que chaque femme puisse vivre, s’exprimer et participer à la vie publique sans peur.
