Le saga Fobert Gabon à multiples épisodes serait-elle une véritable arlésienne qui défierait les autorités gabonaises par le énième scandale qui profile à l’horizon ? Dans l’œil du cyclone du fisc et de la justice gabonaise, depuis plusieurs années, la holding camerounaise par sa filiale se révélerait être une nébuleuse dans l’art de la malversation et de scandales à répétition d’une pègre à l’italienne.
Dont le débat alimente la passion du climat des affaires dans le pays à l’heure de la transition. La découverte de produits alimentaires avariés et impropres à la consommation dans les hangars de Fobert Gabon, à première vue, est la goutte d’eau qui aurait débordée du vase, indiquent certaines sources.
Tant plus que de distributeur alimentaire à gérant du Btp, l’entreprise s’illustrerait dans des scandales en bénéficiant à chaque fois des « circonstances atténuantes ». Cela grâce à des mécanismes peu orthodoxes qui laisseraient supputer à de la corruption au sein de certaines administrations gabonaises. Notamment dans les administrations fiscales ou encore de la justice gabonaise.
Il y’a quelques années, les responsables de l’entreprise ont été confondu dans le vaste scandale qui a opposé l’Etat gabonais au groupe Séricom Santullo de l’homme d’affaires italo guinéo franco gabonais, Guido Santullo, aujourd’hui décédé.
Dont les conventions frauduleuses et la non exécution des marchés publics ont spolié l’Etat gabonais de plusieurs milliards de francs cfa. Dans ce feuilleton de plusieurs épisodes à multiples rebondissements, Fobert Gabon ou certains de ses dirigeants s’en sont sortis sans grande conséquence.
A nouveau dans le colimateur des Autorités judiciaires gabonaises, il aurait également été découvert dans les malles de l’entreprise des documents administratifs attestant l’acquisition des licences de travail acquises au profit des employés expatriés notamment des ressortissants camerounais qui en sont les principaux bénéficiaires au mépris de la législation en vigueur.
D’où la présence des agents des services de la Direction générale des services spéciaux (Dgss) lors de la perquisition qui a eu lieu. Un enieme cas de fraude fiscale qui pourrait coûter cher à l’entreprise, ses dirigeants et à ses complices au sein des administrations publiques gabonaises. S’agissant des rémunérations des employés, il existerait également des inégalités sociales et salariales entre les employés nationaux et les camerounais.
Pour preuve, en matière de gestion des stocks, les gabonais percevraient comme salaire mensuel entre 150 000 et 200 000 frs. Alors que les camerounais, eux, sont payés entre 250 000 et 350 000 frs. Il y’a également certains nationaux qui touchent moins du Revenu mensuel minimum (Rmm) et sans possibilité de promotion en catégorie au bout d’une décennie au sein de l’entreprise.
Les employés gabonais réunis en syndicat ont plusieurs fois dénoncés ces inégalités auprès des services de l’inspection du travail dans gain de cause en dépit des mouvements d’humeurs. Existerait-il alors des dessous de table tacite entre l’administration du travail et la direction de Fobert Gabon ? Ces derniers dans une totale précarité sont en Contrat à durée déterminée (CDD).
Surtout ils ne bénéficient pas d’aucune condition pour l’amélioration de leurs cadre de vie et de travail. Au moment où l’on parle de la restauration de la dignité des gabonais, il est d’un impératif pour les Autorités de la transition gabonaise de s’appesantir sur le cas de la holding camerounaise qui semble narguer l’Etat gabonais par le canal de ses lobbies au sein des administrations gabonaises.
