À l’issue d’un vote interne très attendu, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Michel Régis Onanga Ndiaye, a été élu ce 17 novembre 2025 président de l’Assemblée nationale. Une élection qui marque la fin de la Transition et l’ouverture effective de la première mandature de la Ve République, dans un climat d’espoir, mais aussi de fortes attentes institutionnelles et citoyennes.
Une figure d’expérience portée au perchoir
L’hémicycle de Libreville a retrouvé son effervescence ce lundi lors de l’ouverture solennelle de la 14e législature. Les députés élus ont officiellement pris place, mettant fin à la période transitoire et inaugurant une nouvelle ère parlementaire au Gabon. C’est à cette occasion que Michel Régis Onanga Ndiaye, ancien ministre des Affaires étrangères, a été choisi par ses pairs pour présider l’Assemblée nationale.
Diplomate chevronné, homme politique reconnu, son profil a séduit une large majorité des députés. « C’est un homme expérimenté, un diplomate et un homme politique. Je crois qu’il serait un parfait chevalier pour notre institution », a confié un député fraîchement élu, saluant un choix jugé stratégique pour redonner vigueur et crédibilité à l’institution.
La fin de la Transition et le début d’un nouveau cycle
La mandature des députés de la Transition appartien désormais au passé. L’arrivée des élus de la Ve République ouvre un cycle décisif pour la refondation institutionnelle du pays. Au-delà de l’élection du président de l’Assemblée nationale, cette session inaugurale marque un tournant où les attentes sont fortes : réformes, modernisation de l’action parlementaire, consolidation de l’État de droit, contrôle accru de l’action gouvernementale.
Si la chambre basse est presque au complet, quelques élections partielles devront encore se tenir dans les jours à venir. Elles permettront de finaliser la configuration politique de l’Assemblée.
Un Parlement en recomposition
L’autre enjeu majeur reste la mise en place du Sénat, dont le second tour des élections est attendu dans les prochains jours. La recomposition complète du Parlement gabonais se joue donc en deux temps, avec une Assemblée nationale désormais opérationnelle et une chambre haute encore en cours de finalisation. La future collaboration entre les deux institutions déterminera la capacité du pays à engager les réformes promises à la population.
L’élection de Michel Régis Onanga Ndiaye constitue ainsi l’un des premiers jalons d’un processus plus vaste, celui de la normalisation institutionnelle après des mois de transition politique.
Nous y reviendrons…
