[Gabon]/National-Foot: annoncé le 21 Février, Paul Kessany au défi de sa propre promesse


Paul Kessany va t-il essuyer son premier échec ?
Libreville, le 10 Février 2026 – (Dépêches 241). Dès sa prise de fonction à la tête du ministère des Sports, l’ancien international gabonais, Paul Kessany avait fait de la reprise du championnat national de football, l’un des marqueurs forts de son action. Un symbole, un serment, presque. Lui qui, par le passé,

n’avait pas ménagé ses critiques sur l’organisation du National-Foot, voulait frapper fort, vite et juste. La date du 21 février fut ainsi brandie comme un signal d’autorité, de méthode et de rupture. Mais à onze jours de l’échéance, le doute s’installe. Un doute nourri par une réalité de terrain peu rassurante et des contraintes financières toujours pesantes.

Sur le plan sportif d’abord, les signaux sont loin d’être au vert. Les standards physiologiques imposent en principe un minimum de quarante-un (41) jours de préparation avant toute compétition d’envergure, afin de garantir l’intégrité physique des joueurs et la qualité du spectacle.

Or, à ce jour, très peu de clubs ont effectivement repris l’entraînement. Ceux qui s’y étaient essayés, misant sur la parole ministérielle, ont dû interrompre leurs séances, rattrapés par l’incertitude et l’asphyxie financières. Dans ces conditions, comment envisager un championnat crédible, sécurisé et compétitif dans un délai aussi contraint ?

À ces obstacles sportifs s’ajoute l’épineuse question des finances. Selon des sources internes au ministère, le principal point de blocage demeure l’indisponibilité des fonds, dans un contexte de tensions de trésorerie liées à une conjoncture économique difficile.

Selon d’autres sources, des espoirs avaient pourtant été placés dans la capacité du ministre à mobiliser des partenaires privés, locaux comme étrangers. C’est du moins ce qu’aurait garanti Paul Kessany au Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma.

Une option qui, visiblement, n’a pas encore produit les résultats escomptés, puisque les regards se tournent désormais quasi exclusivement vers le budget de l’État.

Dès lors, sur quelles bases concrètes Paul Kessany s’est-il engagé avec autant de fermeté sur la date du 21 février, allant jusqu’à exiger un changement de format de la compétition ? Quelles garanties réelles avait-il obtenues ? À l’heure où le compte à rebours s’accélère, ces interrogations se posent avec acuité.