LIBREVILLE — Le paysage médiatique gabonais est en deuil. La journaliste Rudy HOMBENET ANVINGUI, figure de la rédaction du quotidien L’Union, est morte dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 août 2026, à Libreville, dans un établissement sanitaire de la capitale. Elle était âgée de [âge à préciser].
Les circonstances précises de son décès ne sont, à ce stade, pas encore établies officiellement. Selon des sources concordantes citées par l’Agence gabonaise de presse (AGP), la journaliste avait accouché deux jours auparavant. Aucun élément disponible ne permet toutefois, en l’état, d’établir un lien de causalité entre cet événement et sa disparition.
La nouvelle a rapidement suscité l’émoi au sein de la corporation. Quelques heures avant sa mort, Rudy HOMBENET avait encore publié sur WhatsApp un message intitulé « Tu es l’espoir », un ultime signe de cette présence numérique qui accompagnait aussi son activité professionnelle.
Une journaliste ancrée dans la société gabonaise
Rudy HOMBENET avait fait de la rubrique Société et Culture son principal terrain d’expression au sein de L’Union. Le site officiel du quotidien la répertorie comme journaliste de cette rubrique, aux côtés des autres membres de la rédaction.
Son nom apparaît dans les archives du journal depuis plusieurs années. En juillet 2020, elle suivait notamment l’actualité de l’éducation et la reprise des cours après les longues perturbations liées à la pandémie de Covid-19. Un an plus tard, elle signait encore des reportages consacrés à la vie sociale et aux politiques publiques.
Au fil des années, son champ d’intervention s’était élargi. Elle s’intéressait aux questions sociales, à la culture, à l’éducation, mais aussi aux enjeux de santé publique. En 2022, elle réalisait par exemple un entretien avec le ministre de la Communication à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. En 2023, elle consacrait également un article aux difficultés rencontrées par les journalistes dans l’exercice de leur métier, à partir notamment de l’expérience de reporters de L’Union lors du naufrage du ferry Esther Miracle.
« Espace Santé », une dernière signature
C’est surtout en 2026 que son travail autour des questions sanitaires s’était affirmé. Rudy HOMBENET avait lancé au début de l’année la chronique « Espace Santé », conçue comme un rendez-vous consacré à la santé publique, au vécu des patients et aux difficultés du système sanitaire gabonais.
Elle y abordait des sujets aussi divers que la dépression, la drépanocytose, l’infertilité masculine, les difficultés des assurés de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), ou encore la résurgence du paludisme au Gabon.
Quelques jours seulement avant sa disparition, le 19 août, elle signait encore un papier consacré à l’entretien des nouvelles infrastructures hospitalières du pays. Cette dernière période de son parcours professionnel aura ainsi été marquée par une attention soutenue aux réalités du système de santé gabonais.
Son engagement journalistique avait également été reconnu en 2026. Rudy HOMBENET ANVINGUI avait été distinguée comme Meilleure journaliste de la presse écrite lors des Awards de la presse gabonaise « Les Makongonio ».
Gabon Infos Live
L’AGP rapporte par ailleurs qu’elle venait d’être doublement primée dans cette catégorie, signe de la reconnaissance dont elle bénéficiait au sein de la profession.
Au-delà de L’Union, Rudy HOMBENET intervenait également comme chroniqueuse sur Gabon Télévision, selon l’Agence gabonaise de presse.
La disparition brutale de cette journaliste laisse donc un vide dans une profession déjà éprouvée par plusieurs deuils récents. Elle rappelle aussi la trajectoire d’une professionnelle qui, à travers ses reportages, ses chroniques et ses prises de position, avait choisi de regarder la société gabonaise au plus près de ses réalités.
La rédaction de Vatricof adresse ses condoléances les plus attristées à la famille de Rudy HOMBENET ANVINGUI, à ses proches, à ses collègues de L’Union et à l’ensemble de la communauté des journalistes gabonais. Elle s’associe à leur douleur et rend hommage à la mémoire d’une consœur dont la voix s’est tue beaucoup trop tôt.
