L’ancien chef de l’État gabonais, Ali Bongo Ondimba, qui a été déposé le 30 août 2023 par un coup d’État militaire, craindrait désormais pour sa sécurité. En effet, un acte audacieux a été perpétré par des malfrats dans la nuit du 26 au 27 novembre, dans sa résidence de la Sablière 2 – quartier chic de la Commune d’Akanda au nord de Libreville – où il vit en résidence surveillée depuis le coup de la libération.
Ali Bongo Ondimba, certes, après avoir été déchu du pouvoir n’est pas un citoyen ordinaire. D’où la nécessité pour les nouvelles autorités du pays d’avoir placé sa résidence sous haute surveillance. Même si pour des raisons de santé et humaines les nouvelles autorités du Gabon ont décidé de laisser l’ancien chef de l’État libre de ses mouvements.
Le vol consiste en la disparition de plusieurs espèces d’oiseaux rares ainsi que le stock d’aliments dédiés à leur entretien. Cet incident atypique a été rapporté par Radio France Internationale (RFI) et confirmé par Maître Gisèle Eyue Bekalé, avocate de l’ancien chef de l’État.
Cette infraction soulève un certain nombre d’indignation que d’interrogations au sein de l’opinion publique locale.
L’ancien chef de l’État suite à ce constat a exprimé son inquiétude quant à sa sécurité. « Si un tel acte a pu être commis malgré les dispositifs de sécurité, qu’en est-il de sa propre sécurité ? », aurait-il confié à son conseil.
L’affaire, largement diffusée sur les réseaux sociaux et les médias occidentaux interpelle sur la sécurité des biens et des personnes dans des résidences hautement placées sous surveillance. Ce cambriolage inédit chez Ali Bongo Ondimba laisse planer le doute sur la véritable motivation des auteurs et sur la sécurité même de l’ancien chef de l’État. D’où l’on se pose la question de savoir s’il ne s’agirait pas d’une intimidation, par qui et pour qui et dans quel objectif ?
Parmi les espèces emportées par le et ou les malfrats, on dénombre des perroquets, des flamants flamants roses, des inséparables, ainsi que des spécimens plus rares tels que des touraco, des loris, des ara et un kéa dont l’espèce ne vit que dans les forêts australiennes de Nouvelle Zélande. « Cette collection ornithologique unique en son genre constituait l’une des particularités du vaste jardin de l’ex président. Dont il s’adonne à l’entretien depuis sa perte du pouvoir, indiqué des sources autorisées. Et qui a jouée un rôle important dans la rééducation d’Ali Bongo Ondimba au lendemain de son AVC.
Thierry Mocktar
