Gabon/! Politique : Législatives 2025 , EPG dénonce « une violation manifeste du Code électoral »

À moins de deux semaines du scrutin législatif couplé prévu le 27 septembre, le parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) monte au front. Lors d’une conférence de presse tenue ce 17 septembre à Tahiti, Alain Claude BILLIE-BY-NZE accuse le gouvernement de méconnaître plusieurs dispositions du Code électoral, fragilisant à ses yeux la sincérité du vote à venir.

Ce que dénonce EPG

La première accusation porte sur le non-respect des délais légaux en matière d’enrôlement et d’inscription sur les listes électorales. EPG rappelle que l’article 48, alinéa 11 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025 impose une durée minimale de 30 jours pour l’enrôlement, prorogeable seulement par arrêté du ministre de l’Intérieur. Pourtant, à douze jours du scrutin, les citoyens n’ont toujours pas accès à la liste électorale.

EPG s’interroge légitimement : « quel serait le sort réservé à un candidat ou un électeur qui ne retrouve pas son nom sur la liste électorale ? » Le parti souligne que, selon les articles 51, 52, 345 et 346 du Code électoral, le contentieux lié à l’inscription peut prendre entre 19 et 32 jours, un délai que la configuration actuelle rend matériellement impossible.

Irrégularité dans la publication des candidatures

Outre le problème des listes électorales, EPG cible une autre violation : la publication tardive de la liste définitive des candidats. L’article 202, alinéa 6 du Code électoral exige que cette liste soit rendue publique 30 jours au moins avant la tenue du scrutin. Or, cette condition n’a pas été respectée : la liste a été publiée le 15 septembre, soit seulement douze jours avant les élections.

Conséquences pour la crédibilité du scrutin

Alain Claude BILLIE-BY-NZE qualifie cette situation de « précipitation, improvisation et obstination ». Pour le parti, ces manquements ne sont pas de simples détails formels, mais des failles qui portent atteinte à la transparence et à l’équité du processus électoral. En l’absence des listes électorales accessibles en temps utile, tout électeur ou candidat lésé par omission ou erreur pourrait se retrouver sans recours effectif. De même, la publication tardive des candidatures crée un flou préjudiciable à l’organisation et au contrôle démocratique.

Appel à la responsabilité

Face à ces griefs, EPG presse les autorités nationales d’agir avec « plus de lucidité et de responsabilité ». Le parti exhorte le gouvernement à rectifier les irrégularités constatées afin de restaurer la confiance des citoyens. Car pour EPG, le pari du 27 septembre ne sera crédible que si le processus électoral respecte les normes qu’il impose lui-même textes législatifs et principes démocratiques.