[Gabon]/Sécurité maritime : l’appel à passer de la politique aux actes pour sécuriser les mers

À Libreville, la 6ᵉ Conférence ministérielle du Mémorandum d’Abuja entend transformer les engagements régionaux en mécanismes concrets de contrôle des navires. Pour la Directrice générale de la Marine marchande, Frédérique AVOME ANGUE OLIVEIRA, le temps des seules déclarations est révolu.

Le Gabon veut faire de la sécurité maritime une réalité opérationnelle. Réunis à Libreville du 21 au 25 septembre, les représentants des 22 États membres du Mémorandum d’Abuja doivent notamment travailler à l’harmonisation des procédures d’inspection, au renforcement du contrôle par l’État du port et au partage d’informations.

« Nous ne voulons plus demeurer dans un système où il s’agit uniquement de politique », souligne la directrice générale de la Marine marchande. Elle réclame des mesures « fortes » et applicables à l’ensemble des pays concernés, afin de rendre effective la sécurité de la navigation.

Pour le Gabon, l’enjeu est concret : mieux contrôler les navires étrangers, identifier les bâtiments sous-normes et renforcer la coopération entre administrations. Le système d’information AMIS, l’harmonisation des inspections, la formation des agents et l’échange de données constituent autant d’outils pour passer du discours à l’action.

Derrière la conférence, se joue ainsi la capacité des États à faire respecter, dans leurs ports, les mêmes exigences de sécurité maritime.