La décision de suspendre à titre personnel la Directrice générale de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS), Nadine Christelle KOYE, suscite de vives réactions au sein de l’institution. Dans une correspondance adressée au Président du Conseil d’Administration (PCA), Alain Claude KOUAKOUA, la Directrice générale conteste la légalité et la légitimité de cette mesure qu’il juge entachée de vices de forme et de fond.
Sur la forme, elle rappelle que sa nomination relève de la compétence de l’ensemble du Conseil d’Administration, et non du seul Président. Selon cette dernière, aucune disposition ne permet à un administrateur, fût-il le PCA, de décider unilatéralement d’une suspension. Une telle décision, estime-t-elle, aurait dû être précédée d’un audit ou d’un Conseil d’Administration extraordinaire afin d’en garantir la neutralité et la légalité.
La Directrice générale insiste également sur la distinction entre le Conseil d’Administration, organe délibérant, et son président, dont les missions sont expressément déléguées par le Conseil, conformément au décret n°076. Elle rappelle que la CNAMGS est un service public stratégique qui doit fonctionner dans le respect des textes et non selon des considérations personnelles.
Sur le fond, elle évoque le principe constitutionnel du contradictoire, qui garantit à tout individu le droit de se défendre. Nadine Christelle KOYE déplore que les irrégularités évoquées n’aient jamais été soumises à l’ensemble du Conseil et qu’elle n’ait pas été entendu pour présenter sa version des faits.
Mais, selon le Secrétaire général de cette entité, Joël ONDO, la directrice générale étant recruté par appel à candidature, son autorité de tutelle directe demeure le Conseil d’administration, seul habilité à prendre une telle mesure.
Des accusations de non-respect des procédures et de malversations financières non justifiées sont également évoquées à l’encontre de la directrice suspendue
Pendant ce temps, les assurés, premiers bénéficiaires des services de la caisse, observent avec inquiétude cette confrontation interne qui pourrait ralentir les prestations sociales et les remboursements en cours.
