Réunis au stade de Sibang (Pk 9) ce samedi 24 janvier , les enseignants du collectif SOS Éducation ont décidé de poursuivre le mouvement de grève illimitée* qui paralyse l’école gabonaise depuis début janvier. Dans une atmosphère tendue, plusieurs centaines de membres ont pris part à cette assemblée générale décisive, marquée par l’intervention de porte-voix syndicaux et de militants déterminés à maintenir la pression sur les autorités.
L’un des points les plus forts de la déclaration finale est l’exigence posée comme condition sine qua non à toute ouverture de négociations : la libération immédiate des deux syndicalistes détenus*, Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, incarcérés cette semaine dans le cadre de la crise. Pour les grévistes, leur maintien en détention constitue une atteinte aux libertés syndicales et un obstacle infranchissable à un dialogue social apaisé.
À l’issue de plusieurs heures de débats, les participants ont adopté une motion appelant à renforcer l’unité des enseignants dans tout le pays et à amplifier les actions de mobilisation, tout en lançant un appel aux parents d’élèves pour un soutien accru dans ce bras de fer avec l’État. Aucun calendrier de reprise des cours n’a été fixé, chaque étape restant conditionnée à une réponse claire de l’exécutif sur la libération des leaders syndicaux et l’ouverture de véritables négociations.
