[Gabon]/ Société : Mouvement de grève, SOS éducation ne faiblit pas.

Le mouvement social qui secoue l’éducation gabonaise entre dans une nouvelle phase de contention. À l’issue de l’assemblée générale organisée ce samedi 7 février 2026 au quartier Nyali, la plateforme SOS Éducation a décidé de maintenir la grève illimitée et de poursuivre le bras de fer avec le gouvernement jusqu’à ce que leurs revendications soient pleinement satisfaites. Cette décision, ancrée dans une franche défiance à l’égard des autorités, reflète un malaise profond au sein des enseignants et soulève d’importantes questions pour l’avenir de l’année scolaire.

Selon les délégués présents, les gestes concédés par l’État notamment l’annonce de plusieurs mesures de régularisation administrative et salariale sont jugés insuffisants* et trop partiels pour justifier une reprise des cours. Les enseignants exigent des garanties écrites, datées et vérifiables*, ainsi qu’un calendrier de mise en œuvre clair avant de lever le mot d’ordre de grève. Cette posture s’inscrit dans une logique de méfiance, conséquence d’années de promesses non tenues.

La mobilisation reste majoritaire dans l’ensemble des provinces, la seule province de l’Ogooué-Lolo ayant voté pour une reprise partielle des cours, illustrant une légère fissure dans l’unité du mouvement. Cette dynamique tendue intervient alors que le gouvernement, via des annonces officielles, met en avant la reprise progressive des cours dans certaines zones, et appelle à une conciliation au nom de l’intérêt supérieur des élèves.

Les observateurs soulignent que cette radicalisation du mouvement pose un dilemme politique et social : maintenir une pression maximale pour des revendications structurelles et statutaires, ou engager un dialogue plus soutenu afin de limiter l’impact sur l’année scolaire. Dans les deux cas, le spectre d’une année blanche plane, avec des conséquences potentielles lourdes pour des milliers d’élèves et leurs familles, placés au centre de ce conflit.