Le deuxième vice-président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, a animé ce vendredi 13 mars un point de presse au siège du Copil citoyen, situé à Nombakélé dans le 3ᵉ arrondissement de Libreville. Cette sortie médiatique faisait suite à la réaction du Syndicat national des magistrats du Gabon (SUNAMAG), qui avait dénoncé des propos jugés offensants à l’endroit de la corporation des magistrats.
À l’origine de la polémique, des déclarations attribuées au responsable institutionnel lors d’une audition avec des experts travaillant sur la question des crimes rituels. Selon le syndicat des magistrats, l’orateur aurait qualifié les magistrats de « malades mentaux », une affirmation qui a suscité l’indignation au sein de la profession et conduit le SUNAMAG à monter au créneau pour défendre l’honneur de ses membres.
Face aux journalistes, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso a tenu à apporter des précisions sur le sens réel de ses propos. Il a indiqué que ses déclarations avaient été sorties de leur contexte et qu’elles ne visaient nullement l’ensemble des magistrats. Selon lui, il avait déclaré : « Certains politiciens, certains magistrats, certains hommes d’affaires sont des malades mentaux… ».
Le deuxième vice-président du CESEC a expliqué que cette expression visait à décrire l’état psychique de personnes qui, selon lui, se rendent coupables de crimes rituels ou participent à leur dissimulation. Il a insisté sur le fait que ses propos concernaient uniquement les individus impliqués dans de tels actes, et non une profession dans son ensemble.
Conscient toutefois de la sensibilité du sujet et de l’interprétation qu’ont pu susciter ses déclarations, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso a tenu à présenter ses excuses à la corporation des magistrats. Il a rappelé le rôle essentiel de la justice dans le fonctionnement de l’État de droit et exprimé son respect pour cette profession qu’il qualifie de « noble ».
Se présentant comme un acteur engagé dans le dialogue social, il a souligné l’importance de privilégier l’apaisement et la concertation entre institutions et corps professionnels. Pour lui, la lutte contre les crimes rituels demeure une priorité nationale qui nécessite l’implication de tous les acteurs, notamment des autorités judiciaires, politiques et de la société civile.
Ce point de presse visait ainsi à dissiper les malentendus et à réaffirmer la nécessité d’un front commun contre ce phénomène qui continue de susciter une vive préoccupation au sein de l’opinion publique gabonaise. Reste désormais à savoir quelle sera la réaction du SUNAMAG à ces clarifications et aux excuses formulées.
