[Gabon]/ Société : Route dégradées , vies en danger.

Les accidents de circulation se multiplient au Gabon avec leur lot quotidien de morts, de blessés et de traumatismes. Si la responsabilité des conducteurs est souvent pointée du doigt, un autre facteur, moins souvent débattu, joue un rôle majeur : l’état déplorable des infrastructures routières et le manque de planification urbaine.

Dans la capitale et les grandes villes du pays, les routes dégradées sont devenues la norme. Des crevasses béantes , des trottoirs non inexistants: voilà le décor que traversent chaque jour les automobilistes, les piétons et les motocyclistes. Les conséquences sont parfois fatales.

« On ne compte plus des accidents causés par les nids- de- poule ou des virages mal aménagés », témoigne un conducteur sous couvert d’anonymat.

La signalisation routière, quant à elle, est souvent absente ou obsolète. Dans certains carrefours, les feux tricolores sont hors service depuis des années, obligeant les conducteurs à se frayer un passage dans un chaos permanent. Les piétons, notamment les enfants et les personnes âgées, sont les plus exposés, surtout dans les zones non sécurisées comme les abords des écoles, voies expresses et hôpitaux.

Face à ces défis, les experts en urbanisme appellent à un réaménagement des priorités nationales. Selon eux, il est urgent de lancer un programme d’investissement massif dans les infrastructures routières, avec un accent sur la sécurité, la durabilité et l’inclusion des usagers vulnérables.