[Gabon/ Société : Vols à la tire , la rue devient un terrain de chasse

De plus en plus fréquents dans les grandes villes gabonaises, les vols à la tire inquiètent la population. Portefeuilles arrachés, téléphones subtilisés en pleine circulation ou sacs disparus en quelques secondes : les voleurs se fondent dans la foule et frappent vite.

À Libreville, la capitale, plusieurs quartiers comme Mont-Bouët, Akébé ou Nzeng-Ayong sont régulièrement cités par les victimes. « J’étais au marché, mon téléphone était dans ma poche arrière. En quelques secondes, il avait disparu. Je n’ai rien vu venir », témoigne Christelle, 28 ans, encore choquée.

Ce phénomène touche particulièrement les lieux très fréquentés : marchés, arrêts de bus, trottoirs bondés. Les voleurs, souvent jeunes, agissent seuls ou en petits groupes, misant sur la rapidité et la confusion. Le plus souvent, ils visent les personnes distraites, les touristes ou celles utilisant leur téléphone en marchant.

La police tente de renforcer sa présence, mais avec des effectifs limités et un terrain urbain complexe, l’efficacité reste inégale.

« Nous avons intensifié les patrouilles, mais la vigilance citoyenne est également essentielle », explique un responsable de la sécurité publique.

Face à cette recrudescence, certains commerçants et habitants s’organisent, multipliant les alertes via les réseaux sociaux et appelant à la prudence.

En attendant des solutions durables, une règle s’impose : vigilance constante et objets personnels bien protégés. Car dans certaines rues de Libreville, un simple instant d’inattention peut coûter cher.