Après plus de six mois d’arrêt, le football local gabonais semble enfin entrevoir une sortie de crise. Clubs à l’entraînement, joueurs dans l’attente et supporters lassés : le National Foot 1 et 2 n’est plus qu’un projet en suspens, dans un pays habitué aux championnats qui démarrent sans jamais vraiment aller au bout.

Mercredi matin à Libreville, une réunion stratégique entre le ministère des Sports, la FEGAFOOT et la Ligue nationale de football (LINAF) a toutefois ravivé l’espoir. Selon des informations d’AFC Sports, le nouveau ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, a affiché sa volonté de relancer rapidement les compétitions, conformément aux orientations du Chef de l’État, mais surtout sur de nouvelles bases.
Arrivé dans un contexte tendu, marqué par des turbulences autour de la sélection nationale, Paul Ulrich Kessany entend rompre avec l’improvisation. Son objectif : instaurer une organisation durable, capable de soutenir un championnat sur l’ensemble d’une saison. Parmi les pistes évoquées figure notamment la mise en place d’une poule unique, accompagnée d’un calendrier maîtrisé et d’un financement plus lisible.
Face aux responsables du football national, le ministre a posé un diagnostic sans détour : instabilité du calendrier, incertitudes budgétaires, fragilité structurelle et clubs à bout de souffle. « Je veux les chiffres. Je veux un championnat qui tient debout sur toute une saison, pas un championnat d’annonces », aurait-il déclaré, en exigeant que le budget et les propositions de réajustement du National Foot lui soient transmis dans les prochains jours.

Un “plan clair” est désormais attendu dès le mois de février. Reste à savoir si cette nouvelle impulsion suffira à remettre durablement le football gabonais sur les rails.
