Les propos tendancieux du Président de la Commission de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, il y’a quelques mois dans l’hebdomadaire « Jeune Afrique » indiquant que : » les militaires qui assument les transitions ne doivent pas se présenter aux élections », traduisent avec stupéfaction une prise de position qui ne cadre pas avec les objectifs de la « fantomatique » institution continentale.
En effet, le diplomate tchadien serait très mal placé pour s’ériger en donneur de leçons de démocratie. Alors que le Tchad, son pays d’origine, ne serait pas le parfait exemple en la matière.
Encore que l’Union Africaine s’est toujours alignée du côté des États africains ou les populations sont oppressées par des gouvernances civiles. Et où l’on bafoue les droits de l’homme. Aucune dénonciation ni condamnation de ces situations politiques précaires.
Le moins que l’on puisse dire est que Moussa Faki Mahamat ne semble pas maîtriser le sujet et se chercherait plutôt une issue de secours favorable pour son mandat finissant à la tête de l’Union Africaine.
Pour le cas spécifique du Gabon, dont la tendance des militaires qui s’accrochent afin de demeurer au pouvoir n’est pas d’actualité. Une Charte de la transition a été élaborée et le processus du chronogramme suit son cours normal.
Thierry Mocktar
