Komo Mondah-Ntoum/Transition : Donguila serait-elle oubliée par le CTRI ?

Au moment où l’on parle de la restauration des institutions et de la dignité des gabonais et du Gabon, les populations qui vivent dans la bourgade de Donguila ne savent plus à quel saint se vouer pour sortir de la précarité qui sévit dans leur contrée.

Un vaste regroupement de villages qui est enclavé dans le département du Komo Mondah laissé pour compte par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI). Alors qu’une lueur d’espoir semblait naître avec l’avènement du pouvoir de la transition.

Bien au contraire. Les populations vivent dans la totale précarité. Obligeant certains à l’exode vers les grandes agglomérations du pays. Avec l’usure du temps, la seule piste en latérite qui y mène s’est considérablement dégradée par manque d’entretien de la part des pouvoirs publics.

Renforçant ainsi la psychose d’un abandon des autorités. Les jeunes apprenants sont dans l’obligation de parcourir de longues distances pour rejoindre les rares établissements implantés dans la localité. Quand à l’eau potable elle est quasiment inaccessible et devient un luxe en saison sèche, indiquent certaines sources.

Si ce n’est le recueillement de l’eau de pluie pour s’abreuver dans une localité où le tissu économique est quasiment inexistant. Les populations de Donguila viennent pourtant d’accorder massivement leurs suffrages en faveur du « oui » au référendum constitutionnel de 2024.

Afin de soutenir le processus de la transition avec l’espoir d’un avenir meilleur pour leur localité. Il faut dire que la situation désastreuse dans laquelle vivent ces populations est la conséquence d’une gestion catastrophique du pays par les différents régimes qui se sont succédé à la tête du pays ces dernières années.

Alors que la localité dispose d’atouts pour le développement de l’écotourisme pour la création d’emplois. La mission catholique Saint Paul de Donguila créé en juin 1878 – classée patrimoine mondial Unesco depuis 2001 – principale attraction de la localité est quasiment à l’abandon.

Après avoir été l’épicentre de la formation de plusieurs générations de l’élite gabonaise et même d’ailleurs.

C’est également au cours de cette même année que le gouvernement de l’époque avait entrepris des travaux d’électrification villageoise ainsi que l’aménagement de l’unique infrastructure routière.

Depuis lors plus aucune action de nature visant l’amélioration des conditions de vie des populations n’a été entrepris.

Thierry Mocktar