Depuis plusieurs mois, l’enthousiasme populaire né par l’effet du coup d’État de la libération du 30 août 2023 s’estompe-t-il, au fil du temps par l’effet du favoritisme qui gangrène progressivement la restauration des institutions impulsée par le Comité de la transition pour la restauration des institutions (CTRI) ? Les raisins de cette hostilité semblent être le mauvais casting qui prévaut dans certains milieux politiques du pays.
Des attributions de faveur sans mérite ni équité qui, doit-on, sont entretenues par des politiques sans scrupule dont certains après avoir trouvé la grâce aux yeux des Autorités militaires de la transition ont été promus dans la haute administration du pays. Malheureusement, ces derniers, au regard des résultats, ne semblent pas disponibles dans l’accompagnement du nouvel exécutif gabonais.
Des pratiques qui constituent des obstacles majeurs dans le processus de la restauration des institutions et de la dignité des gabonais impulsé par le CTRI.
Des observateurs avisés font état d’une dérive dans la gouvernance et des postes de responsabilité occupés par certains. C’est dire qu’un an après l’avènement du CTRI au pouvoir, la synergie entre militaires et civils aurait du mal à se mettre en branle.
D’aucuns ayant conservé dans le nouveau régime des comportements d’un autre âge du temps du monopartisme dont ils ont façonné dans leur seul et unique interet. De quoi compromettre les défis auxquels, le Gabon, en quête de bonne gouvernance, fait face à l’ère de la transition.
On dénonce, en effet, le recrudescence du clientélisme politique dont le pays a été confronté depuis plusieurs années en arrière. Il est question notamment des nominations basées sur des considérations géopolitiques ou ethniques au profit du mérite et de la compétence.
Durant de nombreuses années, le facteur de repli identitaire a considérablement entravé le processus de développement du Gabon. Surtout quand l’on sait que cette pratique qui va à l’encontre de l’engagement des Autorités de la transition est de nature à mettre en mal le bien être de tous. Et, ne semble pas promouvoir l’intérêt supérieur de la nation pour son essor vers la félicité.
Des actes rétrogrades qui sont à proscrire afin de ne pas porter une atteinte à la crédibilité du processus actuellement en cours. Surtout quand on sait que ces actes sont continuellement commis par des politiques en fin de cycle exclus du système de gouvernance du pouvoir déchu.
Et dont le bilan se traduit par une gestion calamiteuse du pays sous les précédents régimes d’Omar Bongo Ondimba et de son successeur Ali Bongo Ondimba quel que soit le bord politique ou la fonction politique que l’on aurait occupé dans le temps.
Il n’y a qu’à remarquer la pléthore des copains coquins qui occupent de prestigieuses fonctions au sein de certaines institutions ou administrations.
Thierry Mocktar
