Le Gouvernement invoque des documents « sans valeur exigible » et une sentence arbitrale déjà favorable.
Photo de Valérie BITOLI Valérie BITOLI Envoyer un courrielil y a 7 heures0 222 Temps de lecture 1 minute
Le Pr Charles Edgard Mombo, Porte-parole du gouvernement.
Libreville, 1er septembre 2026– L’État gabonais est de nouveau visé par une réclamation financière internationale. Bosch Capital, fonds sud-africain, réclame le paiement d’une dette évaluée à plus de 330 millions de dollars, soit environ 185 milliards de FCFA. Une demande que le Gouvernement rejette fermement.
Une créance liée à Paramount Logistics
Selon _Africa Intelligence, Bosch Capital affirme détenir des créances à la suite d’une cession opérée par la société Paramount Logistics Corporation Limited. Le fonds a saisi l’État gabonais par courrier adressé à la représentation diplomatique gabonaise en Afrique du Sud.
Le fonds a fixé au Gouvernement un ultimatum : exécuter le paiement avant le 3 septembre 2026, sous peine d’alerter plusieurs acteurs du système financier international.
« Des documents sans valeur exigible » selon Libreville
La riposte des autorités gabonaises ne s’est pas fait attendre. Dans une déclaration le 30 août 2026, le *Porte-parole du Gouvernement, le Pr Edgard Mombo, a tranché : » les pièces produites par Bosch Capital « ne constituent pas des billets à ordre exigibles, mais de simples promesses de paiement rattachées à un différend antérieur, déjà tranché par voie arbitrale ».
Distinction juridique essentielle pour Libreville : « une promesse de paiement n’ouvre pas les mêmes droits qu’un titre de créance exécutoire ».
Une sentence arbitrale déjà favorable à l’État gabonais
Le Gouvernement s’appuie sur une décision de justice. Il rappelle que la *Cour de justice de Londres, dans une sentence rendue le 6 février 2024, a débouté Paramount Logistics Corporation de l’ensemble de ses prétentions. Pire pour la société : elle a été condamnée à verser 110 000 euros, soit environ 72 millions de FCFA à la République gabonaise.
Un arrière-plan judiciaire qui fragilise, selon l’État, la démarche de Bosch Capital. D’autant que la créance revendiquée, près de 3 000 fois supérieure au montant tranché en faveur de l’État gabonais lors de cette procédure, « découlerait précisément d’une cession opérée par une société déjà déboutée sur le fond ».
L’État annonce une défense « par toutes les voies de droit »
Face à cette réclamation, les autorités gabonaises contestent le bien-fondé des prétentions de Bosch Capital. Elles indiquent qu’elles useront de « toutes les voies de droit disponibles pour préserver les intérêts financiers de l’État ».
