Libreville-Gabon/— Depuis plusieurs mois, le Gabon n’a pu échapper aux conséquences économiques et financières défavorables que cause l’épidémie du Coronavirus (COVID-19). La loi des finances rectificative (LFR) récemment adoptée en indique l’ampleur et impose des arbitrages, sur la base des priorités mises en exergue par les circonstances et arrêtées par le gouvernement. L’interview accordée par le ministre de l’Économie et des Finances à notre confrère du quotidien L’Union, est édifiante.
Au cours de cet entretien, répondant d’entrée à la question de savoir quels sont les principes sur la base desquels ont été faits les arbitrages qui ont présidé aux nouvelles affectations budgétaires, Jean-Marie Ogandaga ne manque pas d’abord de rappeler les contextes international et national difficiles dans lesquels cette LFR 2020 a été élaborée, imposée qu’elle a été par la crise sanitaire mondiale en cours dont les effets néfastes ont notamment et rapidement été observés et ressentis de plein fouet sur l’économie nationale, à savoir: la forte contraction de la demande de nos principaux produits d’exportation (pétrole, manganèse, bois, etc); la mise à l’arrêt de certains secteurs d’activité, la fermeture des populations et le confinement des populations. En termes d’incidence financière, le membre du gouvernement révèle une baisse de recettes budgétaires s’élevant globalement à près de 597, 3 milliards de FCFA.
Devant cette situation pour le moins ardue, le ministre des Finances indique les propriétés qui ont retenu l’attention des autorités. A cet effet, les dépenses prioritaires envisagée portent sur: la couverture des charges relatives à l’épidémie; le fonctionnement optimal des services dits essentiels à la vie de la nation; le respect des engagements financiers de l’État; aux dépenses sociales (santé, éducation, prestations sociales, allocations d’études, etc); l’optimisation des dépenses d’investissement; et la régularisation des situations administratives, notamment les rappels de soldes des personnels de l’État admis à faire valoir leurs droits à la retraite
