Gabon / Economie : les régies financières continuent leur grève

En grève depuis le 12 Octobre, la confédération des régies financières et administrations assimilées, COSYREFAA,a annoncé la poursuite de son mouvement jusqu’à ce que le gouvernement paie les 64% de Septembre et la prime de Février.

« la COSYREFAA continue sa grève en respectant le service minimum et les mesures barrières jusqu’au paiement de 64% du mois de Septembre et de la prime de Février 2021 » , a indiqué son porte – parole le mercredi 27 Octobre lors d »un point de presse.

Les régies financières et administrations assimilées sollicitent de ce fait l’intervention du premier ministre en vue de l’accalmie sociale et du dénouement heureux de la crise dans un secteur aussi important. Et invitent la base à être vigilante et à se tenir prête pour le sit – in de la semaine prochaine à la primature.

La COSYREFAA qui reconduit la grève pour la 2 ème fois consécutive motive sa décision par le fait que les négociations ouvertes le 22 Octobre par le ministre du budget et des comptes publics n’ont pas apporté des réponses escomptées surtout à propos de principales révendications.

« le ministre s’est montré favorable pour faciliter les régularisations des situations administratives, favorable également pour l’application de l’article 4 relatif à la classification des directions générales et à l’article 9 relatif à l’affectation des pourcentages par groupe. S’agissant de la prime de Septembre 2021, le ministre a expliqué que le comité d’administration s’est réuni le 5 Octobre, et a constaté par procès verbal que le recouvrement de 36% des recettes pour le paiement de la P.P.B, prime de la performance budgetaire, conformément à l’esprit du décret 429 . Et qu’en espèce, il ne peut faire payer les 64% de la décote. Concernant le mois de Février 2021, il ne se souvient pas trop de la promesse du gouvernement mais a promis relire le contenu du procès verbal qui avait sanctionné la rencontre de Février 2021 » , a rapporté le porte – parole des régies financières et administrations assimilées.

Les efforts de la tutelle sont donc insignifiants pour permettre la suspension de la grève aux conséquences graves.

Les prochains jours pourraient s’avérer encore plus difficiles car la COSYREFAA étudie la possibilité d’une charte de bonne conduite avec les syndicats qui partagent le même idéal qu’elle.