À Libreville, la 6ᵉ édition du Salon des métiers de l’audiovisuel et du numérique (SAMEAU) s’est ouverte mercredi 16 septembre au Musée national des Arts, Rites et Traditions du Gabon. Jusqu’au 19 septembre, le rendez-vous porté par Gab’Kulture Event, sous l’impulsion de sa promotrice Jennifer Nupsia De MAYOMBO épouse KANGOUNA et de son équipe, place le patrimoine culturel au cœur des mutations technologiques.


« Entre mémoire et innovation : l’intelligence artificielle au service de notre patrimoine culturel » : le thème de cette édition traduit une ambition désormais assumée. Il ne s’agit plus seulement de former aux métiers de l’image et du numérique, mais de réfléchir à la manière dont les nouvelles technologies peuvent contribuer à préserver, valoriser et transmettre la mémoire gabonaise.

Cette année, la photographie occupe une place particulière. Le SAMEAU entend rendre hommage aux photographes gabonais, souvent présents dans le quotidien sans toujours disposer d’espaces pérennes pour conserver et valoriser leurs productions.
« Nous voulons honorer nos différents photographes. Ceux-là qui sont autour de nous au quotidien, mais encore leur donner l’occasion, la possibilité d’immortaliser leurs œuvres, en créant cette photothèque nationale numérique », souligne Jennifer Nupsia De MAYOMBO épouse KANGOUNA.
Le projet dépasse ainsi la seule dimension artistique. Déployé dans les neuf provinces à travers un concours national, le dispositif doit contribuer à constituer un fonds iconographique consacré au Gabon et à ses mémoires.
Depuis sa création, le SAMEAU s’est également imposé comme un espace de renforcement des compétences dans le journalisme, la photographie, le montage vidéo, la communication digitale, le mobile journalism ou encore le pilotage de drone.

L’enjeu de cette sixième édition est désormais celui de l’appropriation. Les organisateurs souhaitent voir une jeunesse plus déterminée à apprendre, à se former et à transformer les outils numériques en opportunités professionnelles.
Reste, pour l’État et les partenaires publics comme privés, à accompagner durablement ces initiatives. Car derrière la formation aux métiers du numérique se joue aussi une question de souveraineté culturelle, d’employabilité et de capacité pour la jeunesse gabonaise à participer pleinement à l’économie créative de demain.
