Gabon /Économie: les députés passent au crible l’exécution du budget 2025

La Commission des finances de l’Assemblée nationale auditionne, jeudi 8 et vendredi 9 octobre, plusieurs membres du gouvernement sur l’utilisation des crédits publics au cours de l’exercice 2025. Un exercice de contrôle parlementaire destiné à confronter les prévisions budgétaires à leur exécution effective.

À l’Assemblée nationale gabonaise, les ministres sont appelés à rendre des comptes sur la gestion des finances publiques. Pendant deux jours, les députés de la Commission des finances, du budget et de la comptabilité publique examinent l’exécution du budget de l’Etat pour l’année 2025, dans le cadre de l’examen du projet de loi de règlement.

L’exercice doit permettre à la représentation nationale de vérifier comment les crédits votés ont effectivement été utilisés, mais aussi de mesurer les écarts entre les prévisions inscrites dans le budget et les recettes et dépenses finalement enregistrées.

La première journée, jeudi 8 octobre, est consacrée à plusieurs secteurs jugés stratégiques, notamment l’économie, les infrastructures et la défense.

Les finances publiques au centre des auditions

Les travaux ont débuté à 9 heures avec l’audition du ministre de l’Economie et des Finances, Thierry Minko, accompagné de la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Mvono.

Les deux responsables doivent présenter aux députés les principaux éléments de l’exécution budgétaire de 2025, notamment le niveau des recettes effectivement encaissées et celui des dépenses réalisées par les administrations publiques.

L’enjeu est autant comptable que politique : il s’agit pour les parlementaires de déterminer dans quelle mesure l’action du gouvernement est restée conforme aux autorisations budgétaires accordées.

À 13 heures, les députés doivent entendre le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgar Moukoumbi. Son audition porte notamment sur l’utilisation des crédits consacrés aux infrastructures, au logement, aux équipements publics et à l’entretien du réseau routier.

La journée s’achève avec l’audition, à 15 h 30, de la ministre de la Défense nationale et de la Sécurité, Brigitte Onkanowa. Elle doit s’expliquer sur l’utilisation, au cours de l’exercice 2025, des ressources allouées aux forces de défense et de sécurité.

Education, santé et énergie au programme vendredi

Les auditions se poursuivront vendredi 9 octobre avec d’autres départements ministériels, parmi lesquels l’Education nationale, la Santé, les Transports, ainsi que l’Energie et les Ressources hydrauliques.

Ces séances, ouvertes à la presse, doivent permettre aux députés de disposer d’un état des lieux détaillé de l’exécution des dépenses publiques dans les principaux secteurs de l’Etat.

Une fois cette phase d’auditions terminée, les membres de la Commission des finances poursuivront leurs travaux à huis clos. Ils devront ensuite élaborer leur rapport sur le projet de loi de règlement.

Au-delà de la procédure budgétaire, l’exercice constitue un test pour le contrôle parlementaire au Gabon. Les députés cherchent à vérifier que les ressources publiques ont été mobilisées conformément aux autorisations votées et que les écarts éventuels entre les prévisions et leur réalisation peuvent être justifiés.

La démarche intervient également dans un contexte où la transparence dans la gestion des finances publiques demeure un enjeu central pour les institutions gabonaises. À travers l’examen des comptes de l’exercice 2025, l’Assemblée nationale entend ainsi exercer l’une de ses principales prérogatives : contrôler l’utilisation des deniers publics.