L’ambition ne se limite pas à Mont-Bouët. L’ensemble des marchés de la capitale sera progressivement concerné. Pour la municipalité, l’enjeu est double : optimiser les recettes publiques en réduisant les fuites, mais aussi offrir aux commerçants une sérénité retrouvée. « Ne plus trop se plaindre des différentes déviances qu’ils ont eu à constater jusqu’à présent », résume le maire.
Sur le terrain, les réactions sont encourageantes. Certains commerçants voient dans cette réforme une protection contre les contrôles arbitraires. D’autres saluent la transparence : désormais, chaque versement sera horodaté, sécurisé, et consultable.

La mise en œuvre de ce nouveau système de suivi numérique offre une vision analytique précise de la santé économique locale, transformant des processus manuels opaques en un flux de données auditable.
Reste à convaincre les plus réfractaires, ceux qui craignent l’exclusion numérique ou qui s’accrochent à des habitudes bien ancrées. Mais la mairie assure que l’accompagnement sera à la hauteur des enjeux.
Avec des terminaux adaptés et des démonstrations de terrain, comme celle de ce vendredi, Libreville espère bien faire de Mont-Bouët le laboratoire d’une révolution administrative discrète mais profonde. La modernisation, à pas mesurés, entre désormais dans les allées poussiéreuses du plus grand marché du Gabon.
