Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de relance de l’exploration pétrolière. Le ministère du Pétrole et du Gaz a annoncé la signature, le 17 juin 2026, d’un protocole d’accord (MoU) avec Shell, l’une des plus grandes compagnies pétrolières internationales. Cet accord marque le retour du groupe au premier plan de l’exploration pétrolière gabonaise et confirme l’intérêt croissant des majors pour le potentiel offshore du pays.
Selon le communiqué officiel, ce protocole vise à approfondir l’évaluation du potentiel des zones offshore profondes et ultra-profondes du bassin sédimentaire gabonais. Shell s’est positionnée sur quinze blocs d’exploration, témoignant ainsi de sa confiance renouvelée dans les perspectives offertes par le sous-sol gabonais.
Les deux parties entendent désormais engager un important travail technique afin d’analyser les données disponibles, d’évaluer les perspectives géologiques et d’identifier de nouvelles opportunités d’exploration. Cette phase préparatoire permettra également de déterminer les conditions nécessaires à une éventuelle mise en développement des zones concernées.
Présente au Gabon entre 1962 et 2018, Shell a fortement contribué à l’histoire pétrolière du pays. La compagnie a participé à plus d’une dizaine de découvertes majeures, représentant environ 1,2 milliard de barils équivalent pétrole. Parmi les champs emblématiques associés à son activité figurent Gamba, Ivinga, Lucina, Rabi-Kounga, Niungo, Toucan, Damier, Koula ou encore Léopard.

Pour les autorités gabonaises, cette signature constitue un signal fort adressé à l’ensemble des investisseurs internationaux du secteur énergétique. Elle traduit l’attractivité retrouvée du bassin sédimentaire national et les efforts engagés pour renforcer la coopération avec les grands acteurs mondiaux de l’industrie pétrolière. Cette dynamique s’inscrit d’ailleurs dans une politique plus large visant à attirer de nouveaux partenaires internationaux dans l’exploration et la production d’hydrocarbures.
Cité dans le communiqué, le ministre du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kondja, estime que le retour de Shell n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’une politique d’ouverture et de valorisation du potentiel énergétique gabonais menée ces dernières années.
Au-delà de la portée symbolique de ce retour, l’accord ouvre surtout une nouvelle phase de recherche, d’évaluation et d’analyse technique. À travers ce partenariat, le Gabon réaffirme sa volonté de consolider ses acquis pétroliers, d’explorer de nouvelles frontières énergétiques et de renforcer sa place parmi les destinations attractives de l’industrie pétrolière en Afrique.
