Entre, Laurence Ndong, la patronne du secteur de la communication dans le gouvernement gabonais et les éditeurs de la presse libre ce n’est plus le parfait exemple de collaboration qui règne.
Et pour cause, ces derniers dénoncent les critères d’éligibilité défini par le Ministère de la Communication et des Médias en vue de l’obtention de la subvention d’aide à la presse pour 2024.
Les éditeurs de la presse privée gabonaise s’en remettent désormais au libre arbitrage du chef de l’Etat, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguéma. En effet, les responsables des médias privés ont préconisé l’annulation de ces critères qui sèment le doute dans la transparence de la répartition des fonds alloués à la presse libre.
Afin de permettre aux organes de la presse privée gabonaise légalement constitués de se conformer à la législation. De nombreux éditions de presse privée (écrite, numérique) pour leur fonctionnement, disposent d’une autorisation de parution, un agrément technique et une fiche circuit qui sont les documents de référence.
Les responsables de la reste privée en sollicitant l’arbitrage du chef de l’État mettent en avant le contexte d’exception dans lequel se trouve le Gabon depuis le coup de la libération du 30 août 2023 ainsi que du rôle primordial joué par les médias privés depuis le changement de régime.
Ils ne comprennent pas que leurs entreprises soient considérées comme les « dindons de la farce » alors que pour soutenir l’essor dans ce secteur, le chef de l’État a décidé de la hausse de la subvention à la presse privée à hauteur de 500 millions de francs cfa. Une manne financière qui semble attirée les mêmes prédateurs financiers d’autrefois.
Par Thierry Mocktar
