[Gabon]Transition/Trésor public-Intrigues : La nécessité d’un rappel à l’ordre

Depuis quelque temps, à la faveur d’une ère de transition dans le pays, le Gabon vivrait au rythme des intrigues. Des pratiques d’un autre âge qui, généralement, mêlent diffamation et dénigrement des personnes mises à l’index.

Des intrigues qui apparaissent dans des contextes particuliers. A l’exemple des périodes pré élections ou électorales. Surtout que durant ces périodes, une catégorie de personnes issues de grandes familles du pays sont constamment visées par des allégations mensongères sans fondement.


Il existe un parallélisme de forme entre ces accusations douteuses et la volonté de semer la confusion autour des personnes indexées. Ou encore pour d’autres, des tentatives délibérées visant de porter atteinte à la sérénité du pouvoir qui conduit la transition gabonaise.


Dernièrement l’ancien Directeur général de la Cnamgs, dont le nom évoque l’appartenance à une des grandes familles gabonaises, est apparu sur les antennes de la télévision gabonaise pour apporter sa part de vérité sur la présomption de détournement qui pèse sur elle.

Depuis lors aucune contradiction des ces propos n’a été entendue ou rapportée. Ce qui revient à dire que tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux n’est pas toujours vrai. Encore que certains patronymes sont devenus, sous l’ère de la transition, des sources de colportage favorables à ces intrigues.


Fait curieux, depuis un certains temps, les mêmes réseaux sociaux font état d’un prétendu détournement de plus de 300 milliards de francs CFA au trésor public et impliquant de hauts cadres de la République. Des allégations encore mensongères. Alors que l’audit fait sur la dite administration financière n’en a jamais fait mention.

L’observation établie pas des analystes a démontré que cette affaire revient toujours au goût du jour à la période choisie par ses auteurs. surtout que les personnes mises à cause seraient dit-on, proches du Président de la transition gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguéma.


Aurélien Mintsa Mi Nguéma, demi-frère du Chef de l’État, aura longtemps été victime d’une instrumentalisation de détournement à la tête de la Direction générale du budget et des finances publiques (Dgbfip) dont il avait la charge. Pourtant ni les services du trésor public ni ceux de la Dgbfip n’ont porté plainte ni dénoncé ces faits.

Faudrait-il alors un rappel à l’ordre à l’endroit de certains internautes ?
Recevant dernièrement les vœux de la part des forces vives de la nation, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma a dénoncé le retour et l’intensification des pratiques déviantes au sein de la société gabonaise. Ou encore la désinformation de l’information au sein de l’administration gabonaise.

Le gouvernement gabonais gagnerait à mettre en place des mesures concrètes visant le recadrage face aux dérives des utilisateurs des réseaux sociaux. Dont les publications portent atteinte à la dignité des personnes.


Thierry Mocktar