Réunie au ministère de la Culture et Rayonnement culturel , la 2e édition de la Dizaine gabonaise des arts et de la culture entend fédérer les différentes disciplines artistiques autour d’un même objectif : valoriser le génie créatif gabonais, renforcer les capacités des jeunes talents et promouvoir le patrimoine culturel national à travers une dynamique de croissance durable et de rayonnement culturel.
Initiée par ONG Terre d’Espoir, cette rencontre culturelle rassemble plusieurs filières artistiques parmi lesquelles le cinéma, la danse, la musique, l’artisanat, la mode et le théâtre. Présentée comme un espace d’échanges, de formation et de structuration du secteur culturel, cette édition accorde une place centrale à la jeunesse gabonaise, à la transmission des savoirs et au rôle du journalisme culturel dans la valorisation des initiatives artistiques.

« Aujourd’hui, nous sommes réunis au ministère du Rayonnement culturel qui a bien voulu accueillir l’événement de la Dizaine gabonaise des arts et de la culture, un événement fédérateur qui rassemble plusieurs filières artistiques », a expliqué une responsable de l’organisation.
Parmi les temps forts de cette édition figurait le vernissage d’une exposition mettant en lumière les œuvres de jeunes étudiants de l’ENAM, saluées pour leur créativité et leur qualité artistique. En parallèle, le festival de cinéma gabonais « Reflets de l’Ogooué » ainsi que le spectacle « Mongo » participent à cette dynamique de promotion culturelle en valorisant différentes expressions artistiques liées à l’identité gabonaise.
La masterclass, organisée ce mardi 19 mai à la Maison Georges Rawiri à Libreville, a constitué l’un des moments majeurs de cette édition. Animée par Serge Kevin Biyoghe autour du thème : « Croissance durable, rayonnement et journalisme culturel », cette rencontre a permis d’aborder les enjeux liés à la professionnalisation du secteur culturel, au rôle des médias dans la promotion des initiatives artistiques et à la contribution de la culture au développement durable.
À travers cette thématique, les organisateurs ont insisté sur la nécessité de bâtir une économie culturelle capable de créer des opportunités pour la jeunesse gabonaise tout en assurant la préservation des identités et des savoirs traditionnels. Le journalisme culturel apparaît ainsi comme un outil essentiel de transmission, de sensibilisation et de visibilité des acteurs culturels.
Au-delà de l’aspect festif, les participants ont souligné l’importance de poursuivre les efforts de structuration du secteur culturel malgré les difficultés rencontrées. Pour eux, la culture demeure un levier de cohésion sociale, d’éducation, de croissance durable et de rayonnement national.

« La culture, c’est ce qu’on a de plus profond en nous. C’est quelque chose dont on ne peut pas se passer et qui mérite d’être structuré », a-t-elle affirmé, tout en rappelant l’importance de préserver l’héritage culturel transmis par les ancêtres afin que les générations futures puissent bénéficier du travail accompli aujourd’hui.
À travers cette initiative, les promoteurs de la Dizaine gabonaise des arts et de la culture ambitionnent ainsi de faire de la culture un véritable outil d’impact social, de développement durable et de valorisation de la jeunesse gabonaise.
